A part thé #3 : 2019 à 2020, une nouvelle manière de lire.

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Federico Infante, The Compass. 

Bonjour, toi qui passe par là. Je te souhaite une très belle année, plus apaisée et stable, je l’espère, que la précédente !

Cela fait un moment que je voulais écrire un nouvel A part thé, qui revient un peu sur le tout premier publié en 2018. Déjà, oui. Ces petits articles discussions / réflexions n’ont pas été énormément alimentés, mais je me suis dis que pour le premier jour de 2020, ça pourrait être sympa de juste parler librement. Dans le première article de cette série, je te parlais plutôt d’un rapport assez anxiogène pour une pratique qui pourtant était essentielle à mon bien vivre, finalement très propre à la société telle qu’elle est : devoir consommer, le plus possible, mais ne pas pouvoir le faire.
Pour 2020, je reviens avec quelque chose de plus apaisé. Un rapport revu à la baisse.
Pourtant, c’est assez ironique : la plupart des blogueuses et blogueurs littéraires semblent, à mesure des années, lire de plus en plus. Chose que je comprends aisément : l’influence de la blogosphère est réelle, ça nourrit quelque chose de profond qui provoque une certaine boulimie littéraire, terme qui explose souvent quand on tient un blog dans ce domaine. Il suffit de voir combien les PAL explose, combien chaque année, le bilan des livres lus augmentent. C’est d’ailleurs ça, qui m’a poussée à enfin rédiger cet article. J’ai récemment vu un article d’une personne qui m’a fascinée en disant qu’elle atteindrait très probablement les 350 livres lus à la fin de l’année.

Je vous ai déjà dit que je fonctionnais involontairement à contre courant ? Poursuivre la lecture de « A part thé #3 : 2019 à 2020, une nouvelle manière de lire. »

Pérégrinations #13.

Bonjour toi,

Voilà la dernière pérégrination de 2019. Ca sonne tout drôle. Sortez le spitch d’à quel point le temps peut sembler long, et passer en même temps à la vitesse grand V. Autant qu’habituellement cette transition ne m’a jamais fait ni chaud ni froid, n’y voyant qu’un jour comme les autres ( on m’a dit que je n’avais pas le sens des festivités, et je m’en tamponne assez sévère à vrai dire ? ) mais cette année, c’est étrange. J’ai un peu peur de passer en 2020 pour un tas de choses. Pour une fois, changer d’année n’est pas si insignifiant pour moi, peut-être parce qu’il y a trop de projets derrière.
M’enfin bon : sur un plan culturel, 2019 s’achève de la manière dont elle s’est profilée au cours des différents mois, à savoir de manière pas bien folichonne. J’ai fais de très bonne découvertes, mais à côté de ça, beaucoup de déconvenues, et on commence comme d’habitude par les livres.

L E C T U R E 

 

Note ; tu peux constater, comme à chaque fois j’aime bien te retrouver les éditions précises que j’ai lu, que certains ouvrages sont tellement vieux ou bien peu connus que les trouver sont très, très durs. Pour The Man who could call down owls, impossible de trouver l’édition française, donc son nom est : L’Oiseleur. Poursuivre la lecture de « Pérégrinations #13. »

« Et garde tes rêves, cria Miquel. Tu ne peux jamais savoir à quel moment tu en auras besoin. »

Gravure à  l’eau-forte par Erik Desmazières, selon le livre de Borges, La bibliothèque de Babel. 

Voilà que j’ai fais un petit effet crescendo sur les dernières chroniques : on arrive enfin à mon coup de coeur du mois de Novembre, et je pense que ça n’étonnera personne de dévoiler qu’il s’agit du brillantissime premier tome du cycle Le cimetière des livresoubliés de Carlos Ruiz Zafon : L’Ombre du vent. (au passage milles excuses, mais par facilité pour taper la chronique je n’ai pas mis les accents espagnols…) Je sais qu’il s’agit d’un roman très apprécié, et pour cause ! En parler me fait presque peur, je ne sais quels mots utilisés pour lui rendre justice, quels axes vraiment prendre pour brosser cette toile faite de Barcelone. En parler est un défi, mais ignorer ce livre, le taire même s’il serait tentant de le garder secrètement comme mon livre trouvé dans le Cimetière des livres oubliés, est assez inconcevable. Il me tarde d’essayer de parler, au moins fragmentairement, de cette merveille.


ça sent le brûlé !: L'Ombre du Vent - Carlos Ruiz ZafonDans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.Un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés.L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets enterrés dans l’âme de la ville : L’Ombre du Vent.


Ode à la littérature.


Chaque livre a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui.

A vrai dire, il pourrait s’agir du seul axe pour parler de ce roman. Comment ne pas évoquer sa puissance pour faire l’éloge de la littérature ? On ouvre d’entrée de jeu le livre avec un incipit qui ravit l’imaginaire, la curiosité, et l’envie des lecteur.ice.s : Daniel, alors encore enfant, suit son père, libraire, qui va lui faire vivre une tradition, celle de choisir son livre au coeur d’une bibliothèque des plus mystiques et secrètes. Imaginez-vous être guidé vers le sacro-saint lieu de la littérature : un « cimetière » qui accueille l’âme de livres délaissés, où on peut repartir avec une relique, une seule au coeur de milliers, comme pour lui redonner vie. Poursuivre la lecture de « « Et garde tes rêves, cria Miquel. Tu ne peux jamais savoir à quel moment tu en auras besoin. » »

 » Vous souffrez tous sans le savoir. / On souffre de quoi ? / De perte d’étoiles. »

The Blue Window Photograph by Philippe Sainte-Laudy
The blue window, photographie de Philippe Sainte-Laudy. 

Je vous retrouve avec un roman que j’ai davantage apprécié, même s’il n’est pas non plus des plus exceptionnels. C’est dommage, parce que la trame tire assez bien son épingle du jeu en revisitant la légende de la petite souris. J’ai tout de même passé un bon moment aux côtés de La Fée des dents de Graham Joyce, qui lorsque son personnage éponyme entre en jeu, sait être un bon page turner à mon sens.

Chez Sentinelle: La fée des dents de Graham Joyce



 » La Fée des dents « , ainsi appelle-t-on la  » petite souris  » qui passe sous l’oreiller des bambins en Grande-Bretagne. Une innocente invention, un conte pour enfants… jusqu’à cette nuit où le jeune Sam Southall la surprend dans sa chambre !
Voilà qui n’était pas prévu… ni le fait que la créature, qui s’appelle Quenotte, se révèle bien différente de la fée bienveillante qu’imaginent les petits. Perverse, dangereuse, elle va poursuivre Sam et sa bande de copains tout au long de leur adolescence, rythmée par des drames affreux, et changer leur vie pour toujours…


Une oeuvre indubitablement inspirée de Stephen King.


Peut-être qu’il s’agit même d’un petit melting-pot de différents univers du maître de l’horreur comme on le nomme, mais en tout cas, un lin est irréfutable avec Ca. Je tiens à vous répéter que je n’ai toujours pas lu le livre, donc je ne sais pas non plus en profondeur, mais les mille et uns résumés lus et entendus ou encore les adaptations apportent au moins les bases. Peut-être que c’est plus proche encore, peut-être que pour des personnes connaissant bien le monde de Stephen King, c’est à la limite du plagiat (déjà je trouve que ça l’est pas mal…), je n’en sais rien.
On commence tout d’abord avec une bande d’adolescents. Poursuivre la lecture de  » » Vous souffrez tous sans le savoir. / On souffre de quoi ? / De perte d’étoiles. » »

« Il était reveneure; les slictueux toves / Sur l’allouinde gyraient et vriblaient; / Tout flivoreux vaguaient les borogoves; / Les verchons fourgus bourniflaient. »

Fabian Perez Man at the Bar painting | framed paintings ...
Fabian Perez, Man at the bar. 

J’aime beaucoup le genre policier, pourtant je me laisse rarement tentée. Les intrigues sonnent vite pareilles, mais même sans ça : j’ai la fâcheuse tendance de trouver les issues des enquêtes. ( Mais je me fais toujours avoir avec Sherlock haha. ) J’ai vraiment fini par me résigner et en lire que très rarement quand l’intrigue m’appelle vraiment… Pour le livre du jour, j’ai cédé à cause d’une thématique : l’univers de Lewis Carroll. Une de mes plus grosse faiblesse, alors la titiller en l’alliant à un tel genre, voilà que la curiosité prend le pas et que je découvre La Nuit du Jabberwock, de Frederic Brown.


Doc Stoeger est propriétaire-rédacteur en chef du Carmel City Clarion depuis vingt-trois ans. Exercer un tel métier est un drame dans une bourgade où il ne se passe jamais rien. Il soigne sa morosité au bar du coin, dispute des parties d’échecs avec le jeune Al Grainger et vit par procuration à travers les livres, en particulier l’œuvre de Lewis Carroll. Ce jeudi soir, jour du bouclage, Doc donnerait tout pour une information palpitante, pour qu’il arrive quelque chose. Les événements qui surviendront au cours de la nuit vont dépasser toutes ses espérances et même défier l’imagination.


Un genre mal mené (voire malmené ?) bien qu’intelligent.


J’ai l’impression qu’à partir du moment où l’intrigue n’est pas haletante dans un policier, alors le job est mal fait. Le genre tombe clairement à l’eau : qu’est-ce qu’un policier, si on ne parvient pas à être sur le qui-vive, si on n’éprouve pas une certaine tension à la lecture, si on ne suspecte pas tout le monde ou presque tant l’histoire est bien ficelée ? Poursuivre la lecture de « « Il était reveneure; les slictueux toves / Sur l’allouinde gyraient et vriblaient; / Tout flivoreux vaguaient les borogoves; / Les verchons fourgus bourniflaient. » »

Pérégrinations #13

Bonjour toi.
Oui, ce blog existe encore. C’est comme mon site, d’ailleurs, si tu me suis là-bas aussi. J’ai déserté l’internet parce que Novembre, comme le mois précédent mais d’une autre manière, peut-être encore un peu plus intense, a été complètement cray-cray. Autrement dit, un peu dingo. Tout est toujours question d’organisation, de savoir léguer son temps dans certaines activités, mais j’ai toujours du mal pour ça. (je suis une personne intense, je me lance corps et âme dans un truc et délaisse les autres, oupsi.) Cela dit, il y a une très bonne nouvelle : j’ai eu un coup de cœur immense ce mois-ci, et j’ai retrouvé le plaisir de lire. J’ai eu envie de tout dévorer, maaaais ça n’a pas trop été l’occasion J’aimerais d’ailleurs refaire un A part thé sur la question du goût de lire, Enfin bref, je vais tout faire pour que décembre soit plus rempli. Mais ne tardons plus et pérégrinons ensemble, voulez-vous ?

LECTURES 

Parmi ces titres, je souhaite faire 3 chroniques sur les 3 seuls romans que j’ai lu durant ce mois. Je ne citerai pas pour quel ouvrage j’ai complètement fondu d’amour : fais donc tes prognostiques, je suis plutôt curieuse de voir si tu peux deviner !
Il y a deux ouvrages graphiques qui ont été de très chouettes découvertes. Retrouvailles de Mihai Eminescu est particulièrement intéressant car c’est un livre à la manière d’un grand loporello qui se déplie pour faire une immense illustration de la nature avec très peu de texte, à la sonorité poétique. Ce n’est pas une lecture qui m’a marquée, cela dit : je ne sais même plus ce qu’évoquait l’écriture – les retrouvailles à la nature et le bien que cela fait je crois – mais c’est l’objet livre qui me plaît particulièrement. La couverture possède une encoche pour qu’on puisse suspendre le livre au mur afin d’avoir une grande estampe, mais je n’ai pas encore trouvé le lieu pour l’attacher.
Les larmes du monstre de Françoise Kerisel et Alain Gauthier n’a pas non plus été transcendant mais pourtant remuant sur le coup Les mots choisis sont très beau, les illustrations m’ont beaucoup plu – elles m’ont fait pensé au travail de YeahCy, si tu la connais, quelque chose d’assez anguleux, presque cubique. Pour le plaisir de ces mots, je vous partage deux petites citations de ce livre pour attiser ta curiosité:

C’est une très petite histoire qui tiendrait dans un dé à coudre, et déborderait comme un jour de déluge.

Il faut tellement de larmes pour que le monde se console.

MUSIQUE

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Péregrinations #12

Aaaah ! Les 12e Pérégrinations, ce qui veut dire… Un an ( pas consécutif, cela dit ) d’articles de découvertes et de partages ! Et en plus, cela tombe pilou pile poil le jour des trois ans du blog ! Malheureusement, rien de particulier pour fêter tout ça, même pas une horde de lectures, nah… Je suis toujours dans ma phase « meh j’arrive pas à lire », notamment parce que je suis bien occupée ma foi mais tout de même. Aller, au programme, beaucoup de blabla films, rewatch d’un bout d’une série, un chouille de musique, de la peinture et de l’illu, here you go !

LECTURES

Mon coup de coeur du mois ne revient même pas à Black Butler, ce qui peut être étonnant quand on sait mon amour pour ce manga. Cela dit, j’ai une réelle fascination pour L’Atelier des Sorciers, dont pour sûr, je vais parler sur le log car c’est une merveille. J’ai vu que le tome 5 était sorti, je vais harceler ma bibliothèque pour le lire je crois. Poursuivre la lecture de « Péregrinations #12 »