« Je voyage seule. »

Je vous propose de partir pour la Norvège avec un thriller ( ou policier, j’ai du mal avec les genres, vous le savez ) de Samuel Bjørk. Si vous avez des enfants de 6 ans, prêts à rentrer au CP, faites bien attention, ce livre saurait vous faire douter tant il est bien ficelé.



Seule, pour son dernier voyage… C’est ce qu’indique la pochette autour du cou de la fillette, assassinée et accrochée à un arbre avec une corde à sauter. Un crime odieux qui laisse toute la Norvège sous le choc et décide le commissaire Holger Munch à rappeler son ancienne collègue, Mia Kruger. Car il le sait : si une personne peut l’aider à résoudre cette enquête, c’est bien elle. Ce qu’il ne sait pas en revanche, c’est que, sur l’île d’Hitra où elle s’est recluse, la jeune femme compte les jours avant son suicide. Mais il est des crimes qui ne laissent pas indifférent. Et il suffira à Mia d’observer les photos de la fillette pour comprendre ce qui avait échappé à tous : il y aura d’autres victimes, beaucoup d’autres… 

 


Cet article s’ouvre sur une grosse pensée à Plouf, qui a une édition très moche de ce roman, alors que personnellement j’ai cette magnifique couverture dont je suis amoureuse, et je sais que ça la fait rager. :))) Non, plus sérieusement, parce qu’elle a lu ce livre et qu’elle aussi, l’a beaucoup aimé ! Et oui les loulous, vous avez bien lu, ce roman était un plaisir à lire, c’était de la bombe, ouiouioui. Lire la suite

Publicités

Les bulles des mois : deux rapports différents à l’Enfer sous les mêmes plumes.

Elles avaient disparu, mes très chères bulles ! Et pourtant, je les affectionne tout particulièrement. Petite annonce rapidos, c’est qu’elles devraient revenir, et avec un peu plus de régularité que… depuis août, tout simplement parce que j’ai une envie accrue de BD en ce moment !
Et on reprend mon petit rendez-vous supposé mensuel, qui ici a chevauché fin janvier début février, avec deux ouvrages, tout deux réalisés par Fabien Velhmann au scénario, et Kerascoët pour l’illustration. A savoir que je n’avais jamais lu quoi que ce soit d’eux, juste que pour la prmeière BD que je vous présente, Jolies Ténèbres, j’aimais beaucoup le titre ; et que pour la seconde, Satanie, je l’avais vu sur un présentoir et elle me tentait terriblement, mais j’avais emprunté autre chose ce jour-là. C’était donc un pari assez risqué d’emprunter deux BDs en même temps par ces deux artistes, mais ça m’a au contraire été bénéfique : je n’ai pas été si embarquée par la première, mais j’en avais une autre sous le coude que, quitte à avoir emprunté, autant la lire, et que j’ai adoré.

Prêts pour un article sans doute long, qui vous fait aller dans deux types d’Enfer ?

Jolies Ténèbres.


Dans le palais imaginaire de la presque princesse Aurore, le plafond se met soudain à dégouliner, les murs s’effondrent d’eux-mêmes et tous les invités s’en échappent pour ne pas finir engloutis sous des marées nauséabondes. Parce que la demeure d’Aurore n’est rien d’autre qu’une enfant gisant abandonnée dans les sous-bois, sans que quiconque sache ni comment ni pourquoi elle s’est retrouvée là. Au fil des saisons, la minuscule souveraine se démènera pour faire de son monde un conte de fées comme elle en a toujours rêvé, en compagnie de créatures telles que l’Orgueilleuse, ou l’Aventurière, et bien entendu le Prince m’as-tu-vu. Or, dans cette fable-là, les princesses ne deviennent guère des reines. Et Aurore l’apprendra à ses dépens, lorsqu’il lui faudra prendre de cruelles décisions…


Lire la suite

Pérégrinations #3

Janvier, une pérégrination assez lente, et compliquée. Des révolutions pas toutes tenues, mais il y a encore 11 mois pour remonter la pente. Un mood tracker un peu trop mitigé, une santé mentale qui a beaucoup eu du mal à suivre le rythme, des soirées au goût amer et qui persiste par un arrière-goût de fatigue, de douleur, de maelström. Le point positif de ce mois, ça a été de parvenir à lire deux romans ( Je voyage seule, Un léger passage à vide), une BD (Jolies Ténèbres), et la première partie des Mots de Sartre et Du côté de chez Swann de Proust, un bon petit compte avec les cours. Mais pas grand chose de personnel de récolté et à déposer ici.

Tango y Noche


C’est l’heure de se dandiner ! Lire la suite

«Tu es toutes les couleurs en une, à leur maximum d’éclat.»

Depuis sa sortie, je lorgne ce livre. Je ne voulais pas l’emprunter, parce que je le voulais absolument sur mes étagères, et je ne le remarquais pas quand j’allais en librairie acheter d’autres romans. Ou bien,  je me disais, « la prochaine fois ». La prochaine fois est arrivée en septembre 2017 à sa sortie poche : comment vous dire que je le voulais TELLEMENT que je l’ai acheté le jour même. Sauf que ce n’était pas le moment pour que je le lise. Ce moment, il a pointé le bout de son nez en décembre, et il a conclu mon année sur un merveilleux coup de cœur.


Quand Violet Markey et Thedore Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la « bête curieuse » de l’école. L’excentrique tourmenté et impulsif dont personne ne recherche la présence, qui oscille entre les périodes d’accablement dominées par des idées morbides et les phases « d’éveil » où il déborde d’énergie vitale. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s’est isolée et s’est laissée submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c’est le début d’une histoire d’amour bouleversante, l’histoire d’une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.


Lire la suite

«J’ai rêvé que j’étais le rêve d’un rêve.»

C’était un peu le bouquin que j’avais lu à la période halloweenesque, ayant eu envie d’un thriller, ce qui rentrait dans l’ambiance de ce moment… Alors, certes, j’ai du étendre le temps de lecture sur quelque chose comme deux semaines mais… C’est un peu du foutage de gueule de publier la chronique aussi tard haha, surtout que (qui a dit que j’étais une bonne bloggeuse ?), je n’en ai pris aucunes notes (pour dire vrai, je ne prends plus aucunes notes à par pour les cours, voilà) en me disant « pouah c’est bon je l’ai en tête », moui bah j’ai déjà oublié des éléments, comme les noms des personnages. C’malin ça pour en parler ! Mieux vaut tard que jamais, dit-on, donc voilà mon avis un peu penaud sur les Monstres de Lauren Beukes.


Résultat de recherche d'images pour "les monstres lauren beukes"

Mère célibataire d’une ado qui ne manque pas d’aplomb et inspectrice à Detroit, ville la plus violente d’Amérique, Gabriella Versado a du mal à mener de front ses deux vies. Et la barrière qui les sépare risque bien de tomber avec sa dernière enquête.Un jeune garçon est retrouvé coupé en deux, le torse greffé à l’arrière-train d’un faon. Crime macabre, création monstrueuse d’un tueur qui rêve d’élever sa folie au rang d’ouvre d’art.À Detroit, le Mal est en pleine ascension et sa trajectoire démente va traverser celle de Gabi… et de sa fille.


Lectrice superficielle jourbon, mais je reconnais que si je me suis arrêtée sur ce bouquin, c’est bien grâce à sa couverture. Je l’ai acheté vers la fin de l’été si ma mémoire est bonne, au marché de nuit de ma petite cambrousse, et il y avait un graaand étalage de livres (j’ai d’ailleurs ravi les vendeurs, j’en avais au moins 5 ou 6 dans les mains…). Et dans ce genre de conditions, c’est bien les couvertures qui captent le regard. J’ai beaucoup aimé le travail éditorial des éditions Pocket, ça retranscrit très bien l’ambiance du thriller par son côté artistique et hypnotique.

Autant commencer par ce qui déplaît et vous livrer ce que j’ai reproché à ce roman. Déjà, je ne sais pas d’où je tire ça (peut-être à cause des clichés que véhiculent les séries télé ?) mais j’ai le stéréotype en tête de flics = sexe. Et ce bouquin me l’a un peu renforcé, voilà. Les passages « ce coéquipier c’est mon partenaire de baise », oui bah non, c’était levage des yeux au ciel et gros soupirs de lâchés. Je souligne le partenaire de baise, il me semble que l’expression est utilisée mot pour mot dans le livre. Si vous voulez un vocabulaire fin, tout en dentelle, passez votre chemin. La vulgarité est présente, personnellement ça ne m’a pas gêné mais sait-on jamais, ça mérite d’être dit. Je ne vais pas prolonger ce point parce qu’il n’y a aucuns intérêts, soit c’est juste moi qui suit bien trop prude, soit je fais encore ma lectrice capricieuse qui veut des justifications à des actes et pas (vous m’excuserez les termes choisis) « du cul pour mettre du cul » (peut-être que c’est censé attirer plus de lecteurs ?) Ceci dit, cet aspect n’est pas présent qu’entre Gabriella et son coéquipier, mais aussi aussi chez le journaliste un peu lourd et omniprésent et sa petite amie, mais bon là aussi ça servait des clichés, ahum.
Mais il y a bien un point majeur que je reproche à son livre (parce qu’encore le précédent était juste blasant, mais celui-ci vraiment ugh), c’est sa longueur. Le livre fait 608 pages, un thriller de cette taille, il faut que ça tienne, que ce soit soutenu. Très honnêtement, les 300 premières pages étaient juste… Mortellement ennuyantes. Ok, j’exagère, mais c’était plat, long, et je pense que réduit de ces 300 pages ou au minimum 200, le livre aurait été bien mieux. La première moitié correspond à la mise en place du roman, du décor, etc. C’est un peu long, non ? Je me dis que la volonté était peut-être que l’on s’imprègne du quotidien des personnages, qu’on se sente plus proche d’eux à force de partager cet aspect tranche de vie si je puis dire. Mais on effleure pendant cette première moitié le nœud du livre, on le sent, et j’ai trouvé ça frustrant. Je voulais plus.

De même, je le mentionne puisque j’ai vu un commentaire sur Booknode qui n’avait pas apprécié le livre à cause de ça, n’attendez pas un thriller où vous ne savez pas qui est le coupable jusqu’à la dernière page. On le sait très tôt, pas besoin de faire de grandes déductions en plus, et soit ça passe, soit ça casse. Ca ne m’a pas dérangé de mon côté, j’ai trouvé que tout le thriller se faisait dans l’acmé contenu à chaque nouveau crime et le moment de la rencontre entre la police et le meurtrier, que l’on attend avec impatience pour savoir l’issue du phénomène « Monstre de Détroit ».

Parlons en, crime, et de ce Monstre. Sa personnalité est vraiment très spéciale, « un profil type de psychopathe » me direz-vous. Peut-être bien, oui, en tout cas j’aime bien ces personnages tordus, donc je n’ai pas été déçue. Surtout ici, où est mêlé glauque et art. Je dois avouer avoir un faible pour cette idée d’artiste incompris qui peut mener à la folie. C’est autant terrifiant dans le cas de ce livre que fascinant. Âmes sensibles s’abstenir cependant, parce que c’est vraiment glauque par moments. Si vous êtes assez adeptes de ce qui va être dérangeant, alors les meurtres de ce roman peuvent vous plaire. (je suis assez frappée donc je me rappelle avoir ris à un moment tellement c’était wtf, ça part vraiment très loin et il en faut de l’imagination !) Mais oui, si rien que l’idée d’un corps découpé vous donne la nausée, ne vous essayez pas à ce roman, parce qu’il est quand même question d’hybrides, de démembrement et « destruction corporelle » si j’ose dire pour un assemblage avec animaux (cf résumé) ou objets. Il y a un corps, qui d’après moi est le plus écœurant, qui subit une transformation tellement tordue que je n’ai pas réussis à me figurer à quoi il ressemblait à présent (et c’est sans doute mieux ainsi à vrai dire), mais les conditions du crime, ce qui en est dit et qu’on saisit facilement sont assez durs à supporter si vous n’êtes pas un tant soit peu accroché.
Je tiens aussi à souligner cet élément, qui est susceptible de pouvoir offenser certains peut-être, mais comme si le glauque ne suffisait pas, il y a aussi un peu d’humour noir qui se présente au cours des pages. Le plus important d’après moi, et qui se fait dès l’ouverture du roman (donc je ne vous spoile rien en vous le livrant), c’est le nom du premier chapitre qui est « Bambi ». Quand on sait que le premier crime, c’est un enfant greffé à un faon, voilà… Pour certains, ça peut être limite. (mais bibi et son humour bancal a trouvé ça très très drôle, j’ai entamé le livre sur un fou rire, ouioui)

Je reviens brièvement sur cet aspect tordu, qui fait que plusieurs fois dans le roman, on ne saisit pas vraiment ce qui s’y passe : ceci est dû à l’insertion de fantastique, qui apporte un effet intéressant et qui se marie à merveille avec la personnalité du monstre de Détroit, mais qui pour nous, lecteurs, nous met un peu sur le bas côté parce qu’on se retrouve perdu et décontenancé par la scène que l’on vient de lire. Je me suis un peu triturée les méninges à certains passages en me demandant « Comment est-ce que c’est possible ? », ayant l’impression parfois d’être devenue folle et de ne pas comprendre. Ce me semble, peut-être ai-je totalement faux, être le but cherché par l’autrice, de nous embrouiller et de nous faire atteindre un peu la mentalité du meurtrier, son univers, jusqu’à ne plus savoir s’il s’agit d’une folie meurtrière — ou d’une force quelconque, hypnotique, qui vient à avoir le dessus sur nous, de la même manière qu’elle a possédé le Monstre du roman.

Ce thriller avait 300 pages de trop, mais une fois celles-ci passées, il se révèle être un très bon page-turner haletant. J’aurais tendance à le recommander aux adeptes du dérangeant, du glauque oui (je n’ai pas meilleur mot, non je ne suis pas sponsorisée au nombre de fois que je l’écris, désolée) malgré son début ennuyeux. J’ai un autre livre de l’autrice qui m’attend, à voir si ce point négatif se répète.

Connaissez-vous ce titre ou son autrice ?
Êtes vous des lecteurs-trices de thriller ou pas du tout ?

12 livres (ou plus) en 2018 !

Prêtes et prêts pour l’aventure 2018 ? 

Pour ce premier post, débutons par une originalité frappante (que d’humour), je tiens à vous souhaiter une très belle année, en tout cas meilleure que la précédente. Et même si ce sont des jours comme les autres qui se succèdent, c’est l’occasion de reprendre à zéro et de se déployer ! Donc je vous souhaite le meilleur, que cette année vous soit bienveillante.

Le défi convivial que s’est lancée Pauline, c’est-à-dire le 12 mois, 12 amis, 12 livres me tentaient énormément. Malheureusement, j’avais également l’envie de baisser ma PAL qui commence à m’étouffer, donc sauf miracle, il y avait peu de chances que ces 12 recommandations se trouvent déjà parmi les livres qui siègent dans ma chambre. (et puis, en toute honnêteté, je n’ai pas 12 amis, voilà, c’est dit.) C’est suite à son article que j’ai décidé de questionner les récolteurs-ses d’Instagram, qui m’ont donné quelques titres (mais même si j’avais eu beaucoup de réponses pour « balance ta pal », je n’ai pas eu 12 propositions de bouquins #foreveralone mais ce n’est pas grave ! j’ai su combler le vide et ma grande sœur m’a aidé hihi.) Bien que le Book Nobel Challenge fut un lamentable échec (mais je garde la liste car je tiens à découvrir ces auteurs un jour ou l’autre), je me lance un nouveau défi, mais celui-ci je tiens à le tenir et faire baisser un peu mes piles de livres, parce que c’est vraiment oppressant d’en avoir pas loin de la centaine.
Forcément, 12 livres -l’objectif à atteindre parmi la liste qui me laisse du choix- laissent entendre 12 mois. Sauf que… J’en ai au moins 3 qui me font urgemment envie… Vous sentez donc que les mois sont susceptibles de voler en éclats, mais c’est histoire de faire des indications quoi. Pour un joli classement, mais je ne peux pas planifier mes envies sur un an, m’voyez ? En tout cas, je ne compte pas les romans d’Alessandro Baricco qui sortiront d’eux-mêmes, je ne fais pas trop de bile pour eux. De plus, j’ai deux lectures entamées, Les Mots de Sartre et Du côté de chez Swann de Proust, que je compte tout deux terminés dans l’année (et pas trop tard j’espère).

Trêve de bavardages, place à la liste ! 

 

Janvier


__________________ 

                                           Je voyage seule                                      Un léger passage à vide Lire la suite

Pérégrinations #2

Dernier jour de décembre mais aussi de l’année, voilà que fleurit au milieu du froid cette deuxième respiration… Qui revêt déjà un nom différent, qui me semble bizarrement plus juste, allez savoir pourquoi. Pas forcément tant de choses exploitées, mais énormément de blabla de mon côté, je vous parle de choses qui amènent mon enthousiasme, d’où tant de mots. Boisson chaude et plaid recommandé pour garder l’ambiance noëlesque un peu plus longtemps avec vous !


Des livres par milliers : librairie Mille Bulles.

mille bulles

C’est clairement mon petit coin de paradis, et j’étais très heureuse d’y emmener une connaissance, qui, bien qu’elle ne soit pas grande lectrice, avait tout de même les yeux pétillants. Alors imaginez la joie qui est mienne de vous parlez de ce lieu, vous, amoureux-ses des bouquins. (bien que oui, il y a assez peu de chances que vous débarquiez à Limoges) La première salle où vous entrez est celle de la photo, qui fait assez bordélique par ses nombreuses caisses entassées les unes sur les autres, remplies d’une multitude de livres, avec souvent énormément de doublons. Entre nous, c’est la partie que je ne regarde pas vraiment. Se trouvent aussi des livres divers, des ouvrages pour enfants, quelques mangas. Mais ce qui fait le charme de ce bouquiniste, c’est la salle derrière, qui est un vrai labyrinthe. Et ce n’est pas une exagération ! Les bibliothèques sont disposées de sorte à faire un labyrinthe avec plusieurs embranchements, on s’enfonce de plus en plus au cœur des livres avec l’odeur des vieilles pages. La connaissance qui m’accompagnait n’en revenait pas, et elle était revenue au stade d’enfant, cet amusement de se jeter dans un dédale sans réfléchir, sans peur de se perdre. Ca faisait plusieurs mois que je n’y avais pas mis les pieds, ou sans m’aventurer dans le labyrinthe à l’arrière, et franchement, c’était un tel bonheur, j’aime tellement cet endroit que ça m’a fait beaucoup de bien. C’est un vrai réconfort.
Sans parler du libraire qui est tout simplement un véritable amour, très gentil et attentionné, qui connaît très bien le contenu de sa boutique et l’emplacement malgré le foisonnement de livres qu’il possède. Il ne manque jamais de vous souhaiter une bonne lecture après l’achat d’un livre (les romans étant à 3€ par ailleurs.), peut-être anodin mais c’est une parole que j’ai rarement entendu dans les autres librairies, surtout les généralistes.

1 Place Fontaine des Barres,
87000 Limoges
Ouvert du lundi au samedi de 12h à 19h
Lire la suite

Alessandro Baricco, ou le nom que je peux enfin mettre sur l’idée d’auteur préféré.

Début des vacances hivernales, et bien que j’ai plusieurs chroniques à rattraper, c’est ce titre (un peu trop) long que je préfère pianoter sur mon clavier. Rubrique ayant vu le jour par un pur hasard fin Juin, j’avais très envie de vous raconter mon rapport à un nouvel auteur, et croyez moi que j’avais déjà quelques petites idées. Mais c’est de Baricco dont je souhaitais le plus parler. Ce monsieur qui me fascine à un point inimaginable. Beaucoup d’entre vous, en lisant le premier numéro qui était sur Victor Hugo, ont pensé que ce dernier était mon auteur préféré. Je l’ai pensé un moment donné, peut-être est-ce celui que je préfère dans les auteurs dits « classiques », mais il n’a pas récolté mon petit cœur de lectrice comme l’a fait Baricco. Il s’est imposé à moi comme le plus beau des hasards. Je pensais presque ne jamais pouvoir deviner ce qui faisait d’un auteur notre chouchou, surtout en voyant certains blogs qu’on associe presque immédiatement à un auteur ( Oui, je pense à toi Ada avec Albert Camus ! ). Pour ma part, je me suis rendue compte que oui, je pouvais affirmer qu’Alessandro Baricco était mon auteur préféré en ayant lu peu de livres de lui, mais à partir du moment où j’ai eu le désir de lire toute sa bibliographie.

 T’es bien beau mon p’tit, mais t’es qui ?


Joli sourire, c’est gratuit !

Lire la suite

#12 – Jeudi, c’est poésie !

poésieC’est un numéro un chouille spécial que je vous propose aujourd’hui, puisque je vous représente un auteur qui a fait son apparition dans le numéro 4 de ce rendez-vous, et que pourtant je n’affectionne pas particulièrement. Pourquoi, alors, me repencher sur lui, surtout si j’essaie e tenir le plus possible la volonté de varier les auteurs le plus longtemps possible ? Tout simplement parce que j’ai passé ma khôlle de français mardi, et que quitte a avoir analysé le poème pendant une heure, autant vous partager à vous aussi les idées que j’en ai tiré. Et puis ce sera posé de manière plus mûre et pour sûr mieux formuler qu’à l’oral, donc ci tout bénef quoi. Pour se faire, on retourne auprès de René Char, avec le fragment 178 des Feuillets d’Hypnos. Et j’essaie de vous le présenter avec la structure d’une khôlle, comme ça vous rentrez un peu dans l’univers prépa avec moi haha.

René Char s’engage dans l’armée en 1939 mais prend rapidement une autre voie : celle clandestine en 1941 en rejoignant l’Armée Secrète, se faisant résistant sous le pseudonyme d’Hypnos. Dans la mythologie, ce dernier renvoie au dieu du sommeil, qui symbolise dans ce cas présent aussi bien l’activité créatrice du poète qui est mise en sommeil comme le révèle les feuillets par leur brièveté, leur aspect fragmenté et à première vue peu travaillés ; mais aussi le poète éveillé, celui qui a conscience de ce qui l’entoure, qui fait la lumière sur les évènements.
La lumière est justement retranscrite dans le fragment 178 qui est vers la fin des Feuillets d’Hypnos par un jeu de clair/obscur basé sur le tableau le Prisonnier de Georges de la Tour, où y est peint une femme drapée d’une robe rouge, expliquant quelque chose à un homme dans l’ombre. Lire la suite

Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom.

 

 

Quel drôle de nom, pour un bouquin. C’est rigolo, ça fait sourire, ça tape à l’œil : ça donne envie de le lire. On se demande ce qu’il cache, ce petit homme nommé Tom. Ca sonne bien, ça rebondi. C’est un de ces bouquins où le livre fait beaucoup. Il nous invite à parcourir les pages.


 

Tom a onze ans. Sa mère vingt-quatre. La vie n’est pas facile pour eux, et Tom doit souvent se débrouiller seul. Quand les placards sont vides, il visite les potagers des voisins, vole les carottes, les pommes de terre et mitonne des petits plats pour sa mère et lui. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où s’approvisionner, Tom tombe sur Madeleine, une vieille dame couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, sans pouvoir se relever. Tom lui vient en aide. Et, en s’occupant d’elle, il comprend que même si la vie n’est pas simple, elle est plus joyeuse à plusieurs.


 

Lire la suite