« J’ai un poème et une cicatrice, voilà pour mon armoire à souvenirs. »

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Vintage seamless pattern with hand-drawn feathers, de Vladimir Karpenyuk (de lui dont est tiré la couverture aux éditions Points )

Petite aparté en début d’article parce que la fin est toute travaillée [mouairf] ; n’ayant toujours pas internet, je ne peux vous répondre mais vous jure qu’un jour je le ferai ! Cet article est publié suite à une petite annonce ayant lieu en octobre, ce serait trop bête de vous gâcher cela donc pouf, un article qui n’était pas prévu de suite !


 

Il était temps ! Une bouche sans personne de Gilles Marchand a énormément fait parler lors de sa sortie et de son (ou ses divers prix) gagné(s). Comme à mon habitude il m’aura fallut laisser passer la tendance, attendre que son deuxième roman sorte, aller au salon du livre de Limoges, me tenir loin d’un stand pour esquiver mon prof d’histoire et le CPE des prépas ( pourquoifontilsdeslivrestoutdeux ) (et en prime j’ai pas réussit le mode ninja, on m’a mit le grappin dessus #fillepassociable), et me rendre compte par hasard que, oh! je suis juste à côté de la table où se trouve Gilles Marchand ! Que je connais les livres qui sont posés sur la table et qu’ils m’intriguent vu leurs succès ! J’ai donc été d’une faiblesse sans nom ( et je ne le regrette aucunement ), j’ai cédé pour ce livre sans même savoir de quoi il parlait parce que je n’avais jamais lu les chroniques le concernant. Faut dire qu’après 20/30 bonnes minutes à parler avec l’auteur, j’allais repartir avec quelque chose tout de même. Surtout que cet auteur a été d’une gentillesse exemplaire et qu’il a réussit à mettre la grande timide que je suis plutôt à l’aise.


Une bouche sans personne par Marchand

Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. L’homme commence à se raconter. Léger et aérien en apparence, ce récit devient le roman d’un homme qui se souvient et survit – vivante et poétique incarnation d’une nation qui survit aux traumatismes de l’Histoire


 

Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé de ne rien savoir d’un livre, mais d’être déjà à peu près (laissons planer le doute) sûr.e que vous allez l’aimer, l’adorer juste grâce à son titre, à sa couverture, à ce qu’il dégage, … C’est un sentiment magique qui personnellement m’est rarement arrivé, mais qui, il me semble, ne m’a encore jamais trompé. Continue reading « « J’ai un poème et une cicatrice, voilà pour mon armoire à souvenirs. » »

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Pérégrinations #5

Cet article aura été très dur à mettre en place : je m’y prends toujours un peu tard (quoi, m’y prendre la veille pour le lendemain ? hahum), je dis toujours pleins de choses, et puis déménager et donc ne pas avoir internet de suite n’a pas été d’une grande aide pour me permettre de travailler cet article, donc c’est un peu le bazar. (et doit y avoir pleins de fautes mais je n’ai ni le temps ni la patience actuellement pour les corriger de suite) Aller crapahuter à la bibliothèque pour gérer le blog, construire à la vitesse d’une tortue cet article et vous répondre, c’était ma foi fort compliqué. (ne faites pas ça chez vous)  Mais tadaaaa, le voilà ! Aller hop, je vous laisse découvrir mon méli-mélo.

    LECTURES ESTIVALES (juillet-août)
La joie des cours

 

Comment dire que j’avais l’impression d’avoir passé tout mon été à ça… Et c’est en soit vrai, je comprends mieux mine de rien en voyant la grille parce qu’avec les livres d’études à côté, les articles que je ne mentionne pas là mais le plus souvent en prolongement… J’ai bouffé mon programme non stop j’ai l’impression haha. (qu’on vienne pas me dire que j’ai rien foutu, sinon j’étouffe la personne avec les 13  livres qu’il y a là. èé ) Bon euh par contre, en tout honnêteté, l’étude d’Hugo spécial Classe prépa 2016, lui j’en ai lu que des bouts ( mais y’avait un ellipse aussi que j’ai lu mais j’pas trouvé de photos :c ) parce qu’il était hyper chiant. Et fallait le lire avec une loupe limite, donc, non. Puis j’aime Hugo mais… ma claque quand même avec 3 livres d’analyse. Ah, et, actuellement j’en lis un sur Aragon, voilà, je n’ai pas tout à fait fini encore.

Pour le plaisir personnel (quand même, hé)

Bon, c’est pas non plus spectaculaire, beaucoup de lectures dites « rapides » (aka les livres à images pour les gens) mais j’y passe toujours un certain temps parce que cela veut dire : tout détailler du regard et inspecter le coup de crayon. (oui, je suis un peu monomaniaque sur certaines choses) Ah, par contre, pour ce qui est de Platinum End, je n’ai pas lu que le tome 1, j’avais juste la flemme de mettre les autres. C’est le seul que je possède en matériel en fait (merci les 48h de la BD de l’avoir fait à 2€ pour enfiiin découvrir ce manga qui me tente depuis sa sortie, la nostalgie des auteurs de Death Note que voulez-vous) mais j’ai poursuivi en scans.. Alors j’imagine que j’en ai lu au minimum 5 tomes, en tout cas j’en suis au chapitre 26 sur 32 disponibles. Il faudrait que je m’y remette parce que c’était fichtrement addictif. La BD Sept pirates trainait depuis un an environ dans ma PAL, j’en avais parlé à Pauline peu d etemps après son superbe article sur les pirates d’ailleurs ! A savoir que pour la lire, il faut que vous ayez en tête L’Île au trésor de Stevenson, sinon vous faites comme moi et vous passez totalement à côté avec un sentiment de « il me manque un bout de l’histoire », ah bah oui comme la BD se veut un peu comme une sorte de spin-off au livre !
Si vous êtes intéressés, mini classification : coup de coeur assuré pour Une bouche sans personne (une merveille, vraiment), lecture vraiment top avec Sujet 375, très agréable (forcément) mais pas non plus extraordinaire avec Sans sang de Baricco que je pourrais conseiller pour une première rencontre avec l’auteur : il m’a l’air très peu connu, est court (une centaine de pages), on retrouve l’ambiance qui est propre à cet auteur avec un certain ton mélancolique. La 1ere partie pêche un peu, la seconde est magnifique et retranscrit en quelques pages ce dont je raffole chez le monsieur.  Gros flop pour Autre jeunes filles, Kyoto Limited Express n’est pas loin (seule chose que j’ai aimé : les photographies en fait haha ), et Quartier Lointain prend le titre de meh.

SERIES

 

La qualité de l’affiche de Humans craiiint, un calvaire à trouver, désolée !

Westworld saison 2 vs Humans saison 3

Westworld, ou la série qui a tant fait clamer d’éloges ! Moi même, j’étais terriblement enthousiaste à la première saison, j’avais trouvé l’intrigue très bien ficelée, au point où on se faisait embobiner très vite, qu’on ne savait plus trop quoi penser, que chaque épisode était une explosion du « omg je l’avais pas vu venir » allègrement alimenté par une réalisation très fine et belle. Quelque chose d’hyper réaliste, de trop plausible, avec des décors vraiment exceptionnels et des images de synthèse à te couper le souffle. L’intrigue était hautement complexe mais cette saison nous tenait tout de même par la main pour ne pas nous perdre, et tant mieux ! Quant à la saison 2, je n’ai tout simplement pas adhéré… J’ai traîné le visionnage parce que je n’y comprenais plus rien. Un an ayant coulé entre n’aide pas, il faut se refamiliariser avec les personnages, etc. Sauf que là, d’un épisode à l’autre, en prime avec parfois trois intrigues enchâssées au sein d’un seul épisode, j’étais juste perdue. C’était trop spectaculaire à mon goût peut-être, un peu trop le coup du magicien qui te dit que « quand y’en a plus, ben y’en a encore » et te sort un revers de situation du fond de son chapeau. Au bout d’un moment, ça fait trop d’incroyable superposé l’un sur l’autre et la tour se casse la figure, et je n’ai plus la patience de la reconstruire. C’est dommage parce que l’univers est vraiment très riche, complexe à souhait mais justement trop ! Même ma soeur n’y pigeait plus grand chose alors que ses neurones sont bien mieux connectés que les miens ( si même ma grande soeur était perdue, imaginez moi, je me noyais ! ) Bref, vraiment trop digne d’un grand show pour moi. Je ne pense pas continuer avec la saison 3, en plus mon personnage préféré est mort alors ça me dégoûte encore plus. Je boude, voilà. :c
Quand à Humans, une série passée un peu sous silence je crois sur laquelle je me suis penchée juste pour Colin Morgan (aka le fameux Merlin de la BBC, je, ah, voilà. ♥ ) Autant la première saison était bien mais sans plus, la deuxième s’améliorait pour continuer à se bonifier lors de la troisième. Là, on a du complexe tout à fait gérable, la part infâme de l’humain y est très différente et correspond vraiment à la marginalisation que l’on fait de manière plus appuyée selon moi que dans Westworld. Vraiment, cette saison a été très addictive, 8 épisodes qui s’enchaînent tout seuls. C’est bien joli, de vous donner mes avis comme ça, mais je devrais peut-être vous lier les deux séries qui vous sont peut-être inconnues.
Westworld comme Humans parlent de robots : pour la première, dans un parc d’attraction, pour la deuxième au sein des foyers comme auxiliaires de vie, d’esclaves, etc, nommez ça comme vous le souhaitez. Chacune dans les saisons ici traitées proposent l’émancipation de nos androids, pour la première d’une manière difficile à expliquer par écrit, pour la deuxième grâce à une hackeuse très douée qui souhaite sauver son android et diffuse la clé qui éveille tous les robots. Westworld est plus violente dans le sens où on a davantage la volonté de « conquérir le monde » par une grande majorité des robots, tandis que Humans proposent une nouvelle forme de vie, voulant juste être acceptés et être considérés comme des humains. Vous comprenez probablement mieux ce parallèle, et déjà d’un point de vue idéologique disons je préfère pour sûr la volonté d’insertion qu’un côté guérilla. Même si bon, guérilla il y a aussi dans Humans suite à de mauvaises mentalités des deux côtés, mais c’est vraiment plus intéressant ici, c’est moins guéguérre pour te montrer que j’ai une conscience mais une véritable réflexion sur notre société, nos prouesses technologiques, nos moeurs et notre plus commune non-acceptation et rejet de ce que l’on juge différent. La part humaine est plus grande (aussi son titre donc heureusement que ça respecte cela), probablement pour ça que j’ai bien plus aimé ! Je vous conseillerai tout de même les deux, Westworld vaut le coup d’oeil mais si ça vous perd, dirigez-vous alors vers la série dans l’ombre qui pourtant est franchement pas mal.

Patrick Melrose (2018)

Alors là, j’étais tombée sur la bande annonce qui nous dépeint un homme asocial à l’humour noir bien grinçant… vous devez me cerner à force, directement dans le mile, donc la série a filé tout droit dans mes envies ! Rajoutez à cela qu’elle est réalisée et interprétée en rôle principal par Benou hahum pardon Benedict Cumberbatch, JE DIS OUI ! Là aussi j’ai l’impression qu’elle est passée sous silence alors que bordel, c’est une pépite à voir ABSOLUMENT. Je m’en fiche que vous ayez du mal à rester concentré.e.s face à un visionnage, juste: cette série DOIT être vue parce qu’elle est importante. Et terrible. Je ne saurai quand vous recommander de la regarder : quand vous allez mal, elle vous mettrait plus bas, et quand vous allez bien, elle vous ferait perdre votre joie. C’est quelque chose de dur et violent à voir, que l’on sait mais que l’on tait trop, d’où l’importance de telles réalisations. Trigger warning pour ceux qui veulent savoir plus en détail de quoi il s’agit : pédophilie/inceste, alcoolisme, drogues dures, dépression, pensées + tentatives de suicide. Le fait de savoir que cette série est adaptée de l’autofiction d’Edward St Aubyn doit rendre la chose encore plus douloureuse bien que malheureusement c’est son sujet universel qui tue principalement. C’est impossible de voir cette série très courte, qui se visionne environ en 5h ( 5 épisodes de +/- une heure, chacun adaptant un tome), en étant insensible. Non, ça prend aux tripes, ça secoue, c’est juste ignoble et voilà il n’y a pas d’autres choses à dire sur le sujet mise à part qu’on peut vraiment perdre la foi en l’être humain parce qu’il y a de véritables ordures. Personnellement, je suis passée par toutes les émotions : j’ai ris, souris, été en colère, j’ai pleuré (beaucoup), j’ai eu envie de vivre et je me suis sentie terriblement mal, plus bas que terre par moments. Mais je suis fichtrement heureuse qu’il y ait des réalisations aussi essentielles qui peuvent être de vrais uppercuts pour garder en tête la réalité.
J’ai lu des avis négatifs reprochant une similitude de jeu de la part de Benedict Cumberbatch, interprétant une sorte de Sherlock 2.0, mais non. C’est deux choses différentes. Alors oui on peut faire le lien par deux personnages drogués, certes, sauf qu’ici le jeu est bien plus pointilleux, plus intense que dans les scènes où Sherlock est, disons le clairement, défoncé. Voilà, Sherlock, ça reste mignon et tout public. Là, faut quand même s’accrocher par moment parce que la douleur n’est pas la même, l’histoire est très différente tout comme les raisons qui amène le personnage à se détruire. L’interprétation est vraiment époustouflante, c’est un acteur avec un talent incroyable, ça ne m’étonnerait limite pas d’apprendre qu’il ait pris certaines substances pour quelques scènes tellement c’est à couper le souffle. Puis, tout ce qu’il est capable de transmettre ! Son jeu d’acteur est poignant, la réalisation l’est tout autant avec des plans qui font s’accroître la sensibilité. Je ne vois pas meilleur acteur pour ce rôle, ses idéologies qui font de lui une personne véritablement engagée concordent avec le choix de mettre ces récits sur l’écran. Je manque vraiment de mots mais c’est quelque chose que je ne peux que vous enjoindre à voir.

FILMS 

Camille Claudel 1915 (2012)

A peine vu en juillet que je ne m’en rappelle pas des masses… Il faut déjà avouer qu’en parallèle de mon visionnage, je faisais des recherches sur la vie de Camille Claudel (merci la fonction partage d’écran pour faire deux trucs en même temps, je t’aime) Le film est assez lent, logique : on est face aux années d’internement en asile psychiatrique de l’artiste, mais cela permet de faire autre chose à côté ce qui ma foi n’est pas plus mal pour les gens comme moi qui ont du mal à se concentrer sur le seul fait de regarder quelque chose. Ici, se renseigner sur la biographie de la sculptrice n’est franchement pas annodin, notamment au sujet de son internement puisqu’on ne sait qui croire : Camille qui pense avoir à faire à une sorte de complot organisé par Rodin suite à une concurrence artistique ou bien si, comme l’indique l’hôpital, il s’agit plus de conditions de vie dangereuses pour elle suite au développement d’une certaine paranoïa. Le trouble plane sur la réalisation, on ne sait qui croire, ce qui nous amène à ressentir beaucoup d’empathie pour l’artiste. Juliette Binoche retranscrit merveilleusement les sentiments, nous laisse deviner le trouble, l’injustice qu’elle ressent et des fois les vagues d’espoir. Le film est très intéressant et touchant, mais trop longuet à mon goût : on a beaucoup de plans longs, de silence. C’est très intérieur, comme expérience, donc ça ne plaira pas à tout le monde. J’ai vu ce film en parallèle de ma lecture de son frère, Paul Claudel, en recommandations par notre prof de LM, mais elle nous prévenait qu’il n’y était pas joliment dépeint… Et pour cause ! Déjà, il faut savoir que Camille s’est faite internée par volonté de sa mère qui a signé un placement volontaire, donc ne lui laissant aucune liberté… Et en 30 ans de vie d’asile, son frère lui a rendu visite seulement 10 fois alors qu’elle n’espérait que cela. Sans être compréhensif à une seule seconde en prime, si l’on en juge par ce que montre le film. Et puis, la cerise sur le gâteau : personne de sa famille ne s’est rendu à son enterrement. Situation familialequi vend du rêve… Bref, là-dessus, c’est moralement gênant.
Pour ce qui est de la réalisation, elle se base sur diverses correspondances et souvent le dialogue proposé est en fait un fragment de lettre. Le passage où Camille s’adresse à son psychologue correspond à un texte envoyé, idem quand on voit Paul écrire une lettre qui est une bien réelle, etc. De là naît un aspect un peu « témoignage » qui peut se renforcer par le tournage dans un véritable asile, avec des patientes et non des comédiennes.
En tout cas je pense qu’il est plus intéressant de voir ce film en en sachant un minimum sur Camille sans non plus vous manger 10 livres biographiques, non, la lecture de certains points de sa page wiki peuvent être très éclairant. Juste à titre d’information ( parce que c’est très utile pour comprendre le comportement de Paul ), l’artiste aurait subie un avortement clandestin, chose dont parle rapidement Paul dans sa lettre… Sachant que monsieur était un très bon croyant qui a failli être prêtre, je vous laisse faire l’équation..

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Hôtel Transylvanie 1, 2 et 3 ( 2012, 2015, 2018 )

Ca a été le film d’animation de mon été ! C’est super, d’avoir une nièce de 7 ans, parce que ça me donne une raison (de plus) de regarder ce genre de choses hihi (même si, entre nous, j’aime juste beaucoup ça. ) Franchement, ça a été le super feel-good familial ! Grosso modo, pour résumer mon avis général sur les trois films, ça a été : 1) franchement bien, une ambiance très agréable et immersive qu’on a envie de faire continuer ; 2) bof, agréable mais sans plus ; 3) CA DECHIRE TOUT !
L’histoire n’est pas non plus rocambolesque : on se retrouve dans un hôtel de monstres dirigé par sieur Dracula en personne qui tient à s’isoler des humains depuis qu’ils sont responsables de la mort de sa femme. Depuis, c’est un papa célibataire qui élève sa fille, et qui doit fêter son anniversaire… Mais oh, un humain débarque ! Bon, on se doute fortement du tournant de l’intrigue mais n’empêche que c’est très sympa, c’est drôle (parfois TRES même, le 2 pour ça était décevant parce que j’ai peu ris), attachant, … Tout y est pour passer une bonne soirée. Le 3 sortit au cinéma fin juillet est vraiment époustouflant : là encore ce n’est pas le scénario qui se fait très étonnant, les films d’animation peuvent être assez prévisibles mais c’est la réalisation. LE GRAPHISME ! C’est une tuerie visuelle, ça fait baver. Le chara-design est tout doux depuis le départ mais là c’est le décor qui envoie du lourd et qui nous fait voyager. Le détaiiiil du navire glissant sur la mer avec toute l’écume au bord (quoi, moi, vétilleuse ? Nooooon) c’est vraiment une merveille et un bonheur à voir. Puis côté humour, il est extrêmement riche ! Le meilleur de la trilogie à mon sens, je vous recommande vivement ces opus si vous avez un p’tit coup au moral, ça requinque.

MUSIQUE

Alors là, c’est kitsch. Enfin, de la kpop pure et dure, ce que je n’écoute plus des masses, mais j’ai trouvé le clip génial (et puis ça s’écoute quand on a besoin de trucs qui bougent haha) Sérieusement, passer du Hanbok à Marie-Antoinette puis à une momie ? J’aime l’esprit déluré, donc c’est cadeau !


Je n’avais pas le choix, voilà. C’est comme Baricco, vous savez. Quand j’aime, j’en parle beaucoup. Ben voilà, mon groupe préféré (toutes nationalités confondues, ça c’est LE groupe de ma vie, entendez le bien) a sorti ce clip peu de temps après mon anniversaire, donc je l’ai vécu comme un petit cadeau involontaire qui fait du bien. Parce que de 1) le clip EN JETTE, visuellement c’est canon, 2) la chanson est terriblement catchy, 3) je meurs face au duo guitare/basse, je, voilà, petit pêché mignon 4) le bassiste étant mon membre préféré, j’ai été ravie de le retrouvée de manière aussi présente en chant (d’habitude il est chanteur secondaire mais assez délaissé dans la chanson titre) et sa voiiiix, c’est du coton. Je meurs x2 et que () je trouve ça juste parfait. Voilà, le full album est dispo sur youtube, juste ici, et les pistes Dance with u et Fade out sont hyper différentes (une pour danser, une autre plus rock) mais tout autant plaisantes à entendre, mais je ne suis absolument pas objective.


Malgré un nouvel album de mon groupe emblématique, ce que j’ai le plus écouté, c’est cet album de Panic! at the disco. Jusqu’à présent j’écoutais de manière trèèès sporadique cet artiste que pourtant j’aime beaucoup, mais là ..! Une véritable addiction ! C’est vraiment un très très bon album, les pistes sont fabuleuses et puis les notes haut perchées de Brendon Urie me donnent des frissons. Autant côté kpop/krock/kindie je comprends que vous n’aimiez pas parce qu’il faut accrocher à la sonorité de la langue, mais là, on est sur de l’américain, ça coule tout seul, vous pouvez au moins écouter en fond (ça me ferait très plaisir ?) parce que ça déchire tout tout tout. (à peine enthousiaste)

SUR INTERNET
  • J’ai arpenté beaucoup de blogs, beaucoup d’articles. Ce serait assez compliqué pour moi de vous partager les articles lus parce qu’il y en avait pas mal, que des fois j’ai enlevé de ma barre de favoris une fois lus donc je les ai perdus après avoir pris mes notes… Mais bref, grosso modo : c’est surtout question zéro déchets / minimalisme que je me suis penchée ! J’en suis bien loin, surtout que je le réalise encore plus en étant étudiante parce que j’ai masse de cours que je trimballe derrière moi, et qui produisent des déchets. (bah oui parce que j’ai jeté toutes mes années collège cet été parce qu’on va pas se leurrer, je les relirai jamais. Et ce sera pareil pour des cours que je fais là dans 10 ans… ) En vrac sur la question, j’ai zieutté les blogs Simonae, Une famille zéro déchet, Consommons sainement, Echos Verts, …. A l’issue de ces recherches, ce qui est bien (et pas côté temps) c’est que j’en ai découvert pleiiiins de fils en aiguilles ! Donc ma barre de favoris est joliment remplie hihi.
  • J’ai installé Ecosia sur google chrome : je ne me rends pas compte comme ça de l’utilité que je peux avoir face à ce projet (surtout que j’ai gardé un stop pub, mais bon) ce qui ne m’empêche pas d’être plutôt contente de voir mon quota de recherches augmenter. Le principe d’Ecosia ? Financer la restauration de terres à l’aide de vos recherches ! En effet, pendant que vous galopez sur la toile d’internet, vous pouvez aider à planter des arbres tout en assurant votre vie privée. Pour vous c’est d’une simplicité même: vous menez votre vie comme d’habitude, vous n’en avez pas vraiment conscience, mais vous aidez au reboisement. Par exemple, le projet prend racine au Burkina Fasso.
DES APPLIS
  • Too good to go : je l’ai installée après avoir vu sur instagram des personnes ayant des opérations « Too good to go » dans leurs supermarchés, avec des paniers à même pas 4€ d’aliments en fin de date, ou un peu abîmés, afin d’éviter le gaspillage. Dans ma cambrousse, rien de ce genre, à part en tête de gondole mais c’est pas fameux. Donc je me suis demandée si, en vue de ma vie limougeaude, il y avait des alternatives là-bas et ouiii ! Des commerçants participent à ce projet, je suis joie ! Je n’ai pas encore testé pour le moment, j’attends déjà d’avoir une certaine organisation pour pouvoir me rendre à la fermeture d’un magasin pour récupérer mon panier. Bref, lutter contre les déchets pour pas trop cher. Je vous conseille vivement de regarder les possibilités dans votre ville, vous aurez peut-être de bonnes surprises parce que ça peut aller des pâtisseries à des légumes, à de la viandes, des produits pré-emballés etc.
  • Clue : moins glam, mais très pratique pour la tête de linotte que je suis. Voilà une application pour suivre vos règles (youhouuuu). Personnellement c’est quelque chose qui me dépasse totalement, ça me saoule et si je pouvais me faire ligaturer les trompes je le ferais avec plaisir (oui carrément, mais money money) Donc 3 jours après avoir eu mes règles, j’ai déjà oublié l’information car mon pour mon cerveau = inutilité (ben oui, je veux pas spécialement d’enfants) et j’oublie toujours de le noter sur un calendrier, ou j’oublie après de le regarder pour savoir quand environ je les aurais le mois prochain. Là j’aurai une notification grâce à la modernité, donc techniquement plus d’accidents de « oupsi j’avais oublié cette tare féminine ». Bon après vous avez tout un suivi avec la période d’ovulations, blablabla, ça dépend de votre rapport à cela. Mais sinon ça vous fait un rappel mensuel, ça peut être pas trop mal.
LIMOGES 

 

Café librairie – Les Gens qui doutent


Je vous propose quelques petites adresses même si je sais bien que Limoges ne sera pas du tout votre destination touristique, mais sait-on jamais. Lieu qui me faisait de l’oeil depuis un moment, la venue de Ada dans ma cambrousse a été l’occasion d’arpenter le lieu à deux, et c’est absolument trop trop trop génial. Le monsieur est tout simplement adorable et avenant, on a passé un bon moment à discuter avec lui ; la sélection de livres est géniale, j’ai envie de tout acheter (j’y suis retournée, j’ai serré les dents pour ne pas acheter plusieurs Zulma, Toussain l’ouverture et divers folio inconnus). Il se trouve tout près d’une librairie généraliste donc on peut penser que c’est dangereux pour sa pérennité mais pas du tout, puisqu’il propose des livres un peu passés sous silence, délirants, aux thèmes forts. Bref, c’est le lieu de la tentation, dans un design très moderne et agréable, avec des propositions de papeteries aussi et autres petites choses pour ravir notre curiosité. J’aime beaucoup le fait qu’il soit en contact avec des artistes indépendants, des maisons d’éditions locales ( Apeiron, les Ardents Editeurs, sans doute d’autres que je ne connais pas ), bref c’est mon lieu chouchou.

Pour s’y rendre (tout proche donc de la librairie Page et Plume, de quoi faire d’une pierre deux coups) :
13 Rue Lansecot,
87000 Limoges 

CE QUE J'AI FAIT DE MIEUX
OU DU MOINS DES TRUCS COOLS

Pleiiiins pleins de choses cet été ! Ce que je garde principalement en tête :

  • C’est tout con, mais avoir eu 20 ans. Wouh, j’ai franchis un nouveau cap ! Et surtout, j’essaie de voir ça positivement en me disant que si j’ai tenu 20 ans de vie, alors je peux surmonter les jours pas faciles parce qu’il y a eu des choses vraiment chouettes.
  • Peu de temps après mon anniversaire ( du genre, une semaine ou deux ? ) j’ai rencontré Ada ! Ca a été tourisme matinal limougeaud, ainsi que découvertes littéraires. La demoiselle est têtue, elle saura très bien pourquoi, mais je la remercie encore ici : c’est vraiment une personne adorable avec qui il est très agréable de passer un moment ! Je vous souhaite à vous aussi de pouvoir la rencontrer. c:
  • Je goûte à la vie indépendante avec mon tout premier studio. 20m², ça peut être petit pour certain, mais ça me semble immense pour… moi toute seule. J’ai du mal à réaliser que c’est, et cela va être durant un an minimum, deux maxi, mon chez moi. Ca fait tout drôle, et même si je râle face à certains points déjà (le voisin au téléphone à 23h sur la palier, t’es sérieux mon gars ?) je m’y sens bien, j’ai réussis malgré la taille à me faire un cocon coupé des révisions avec mes bibliothèques, et ça c’est le gros point fort.
  • Ma conscience se réveille doucement, mais sûrement. Ce n’est pas pour rien si j’ai emmagasiné les articles sur le zéro déchet. J’admets qu’Ada avec ses nombreux essais m’interpelle, m’amène à ouvrir les yeux sur pleins de points. Pour le moment, c’est avec ceci que je débute, espérant pouvoir vivre à l’avenir de manière plus éthique et écologique. A voir si cela passe dans mon budget très ri-crac, et dans mon emploi du temps, mais bonjour vrac, épicerie et marché, here I am !

 

Peu de choses en fait, mais j’ai beaucoup parlé donc l’article est looong, mes excuses ! Les propositions vont un peu dans tous les sens, je crois qu’on sent que ‘jai touché un peu à tout cet été. J’espère quand même qu’une ou deux choses vous plairont. Au mois prochain, techniquement, pour de nouvelles Pérégrinations !

Les bulles : et si tout le monde voyait à travers vos propres yeux ?

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C’est à travers un personnage plus ou moins ( moins suite à une moralité plutôt douteuse… ) monsieur tout le monde que peut éventuellement s’opérer une identification pour offrir au lecteur une expérience dérangeante ! Imaginez : ne plus avoir la moindre intimité parce qu’un beau matin, le monde voit par vos pupilles. C’est ce que proposent deux artistes de renommée dans le monde de la BD d’après ce que j’ai pu lire d’eux ( mais qui me sont complètement inconnus en tant que newbie dans le genre ), c’est à dire Lewis Trondheim au scénario, et Matthieu Bonhomme au dessin, à travers leur titre qui sonne comme un syndrome dont le héros serait frappé : Omni-visibilis. 


Omni-visibilis - tome 1 - Omni-Visibilis

Hervé, célibataire, la trentaine maniaque, mène la vie un peu mesquine mais sans histoires d’un employé de bureau lambda. Un matin, il se rend compte que son voisin voit ce que lui, le personnage principal, voit, puis un quidam dans le bus, puis sa mère, à des kilomètres de là… Hervé est devenu une sorte d’open-source à sens unique, un télépathe inversé dans lequel six milliards d’êtres humains lisent à livre ouvert… le cauchemar peut commencer.

 


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« Qui donc a rendu / Leurs couleurs perdues / Aux jours aux semaines / Sa réalité / A l’immense été / Des choses humaines »

Résultat de recherche d'images pour "le roman inachevé"Comme je l’attendais ! Vous avez pu le voir, l’année dernière, la rencontre d’Aragon avec son roman Aurélien a été une pure merveille. C’était la plus agréable surprise que m’avait annoncé ma rentrée en hypokhâgne. J’avais aussi dû lire quelques parties du Roman inachevé pour le programme de poésie : cela m’avait quelque peu réconcilié avec le genre, et comme Aragon m’avait charmé, je comptais justement lire le recueil en entier. Ca a été la correspondance parfaite en le voyant au programme ! Est-ce que ce deuxième moment passé en compagnie d’Aragon a été fait de la même alchimie ?

Titre de l’article : strophe extraite du poème « Il n’aurait fallu »


Comparé au roman, je suis très modérée dans mon avis face à ce recueil. Un moment agréable et intéressant passé en compagnie de ses poèmes, mais cela aurait pu être mieux, notamment par des connaissances plus solides de la vie de l’auteur, du communisme et plus précisément le stalinisme. La politique ne m’a pas non plus fait défaut mais c’est vrai qu’un peu plus approfondie, ça aurait été plus pertinent à mon goût. Continue reading « « Qui donc a rendu / Leurs couleurs perdues / Aux jours aux semaines / Sa réalité / A l’immense été / Des choses humaines » »

« Si vous jugez sur les apparences en ce lieu-ci, répondit madame de Chartres, vous serez souvent trompée : ce qui paraît n’est presque jamais la vérité. »

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Jean-Baptiste Santerre, Portrait of a young lady with a love letter ( Détail )

Aujourd’hui, on parle d’un classique hyper méga trop connu, le genre de livre que la plupart ont lu – et grâce aux cours le plus fréquemment. Ca fout un peu la pétoche de s’attaquer à la bête, mais bon, en tant que blogueuse aventurière, je prends mon clavier à bras-le-corps, le rend docile pour vous servir au plat du jour La Princesse de Clèves, de Madame de Lafayette.


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A la cour du roi Henri II, la princesse de Clèves, jeune mariée, craint d’aimer le duc de Nemours dont elle est aimée. Cruellement déchirée entre son désir et son devoir, elle avoue ses sentiments à son époux, qu’elle met au désespoir. Le prince meurt bientôt, rongé par le chagrin. Mme de Clèves lui reste fidèle et s’interdit de jamais céder à sa passion pour le duc. Peinture d’une âme tourmentée érigée en symbole de vertu, le roman de Mme de Lafayette demeure l’un des chefs-d’œuvre de la littérature amoureuse.

 


J’ai du mal à garder en tête l’année de parution (1678) et le juge avec mes avis d’immédiate contemporanéité.  ( Est-ce que cette phrase fait sens ? ) Bref, je l’évalue à la suite de mes nombreuses lectures, surtout juste après un gros coup de coeur justement contemporain, donc… je suis plus critique qu’il ne le faudrait, et je le trouve daté, un peu vieillot. Continue reading « « Si vous jugez sur les apparences en ce lieu-ci, répondit madame de Chartres, vous serez souvent trompée : ce qui paraît n’est presque jamais la vérité. » »

« A quoi penses-tu ? / A l’avenir, dit Gauvain. »

LA TOURGUE
Victor Hugo, La Tourgue en 1835, détail ( fait pour le 93 illustré. )

Comment parler d’un mastodonte hugolien ? Braver la peur de lire ce roman n’a pas été très facile, mais maintenant il me faut affronter celle d’écrire dessus. J’ai l’impression de ne pas être légitime pour en parler, alors que c’est tout l’inverse, sinon pourquoi tenir ce blog ? Ou pourquoi face à ce livre ne serais-je pas plus légitime d’en parler que pour un autre ? C’est dingue comme la peur peut nous paralyser. Surtout que je vais quelque peu faire descendre Victor Hugo de son piédestal de « chef d’oeuvre impossible à lire » comme on le pense beaucoup avec les classiques. C’est une idée dont il faut se défaire, surtout qu’avec Quatrevingt-treize, l’auteur n’est pas intouchable.


Résultat de recherche d'images pour "quatrevingt-treize"Eté 1793, la Révolution française s’enfonce dans la Terreur et la Vendée se soulève. Ils sont trois : le marquis de Lantenac, vieil aristocrate chevillé à l’ordre ancien ; l’implacable Cimourdain, homme du peuple et de la justice révolutionnaire ; et le clément Gauvain, noble passé à la République. Dans le noeud sanglant des événements, leur lien, fatalement, va se défaire, leurs destins s’affronter violemment. Par conviction de rang, par raison, ou par idéal – une certaine idée de la loyauté qui conduira chacun à l’héroïsme, ou à la mort. Ecrite dans l’écho de la Commune de 1871, cette fresque épique et tourmentée est le dernier roman de Victor Hugo. C’est une vision de l’Histoire, sans partisanerie, où le retour de la violence n’interdit pas l’espérance. Une ultime tribune, empreinte des préoccupations sociales et humanistes du poète légendaire, et une formidable invitation à relire son oeuvre puissante


Des trois romans que j’ai lus de l’auteur ( Les Misérables, L’Homme qui rit, et donc celui-ci ), c’est sans hésitations le titre que j’ai le moins apprécié pour le moment. C’était loin d’être « nul », mais voilà, ce n’est pas sa meilleure oeuvre, looooin de là. Continue reading « « A quoi penses-tu ? / A l’avenir, dit Gauvain. » »

A part thé #1 : rapport au temps et à la littérature ?

Librement inspiré du premier Carnet de lecture d’Ada ( aka La tournée de livres, qui elle même s’inspire de la Viduité, c’est le serpent qui se mord la queue quoi. ), je vous fais un calembour sans doute vu et revu en guise de rubrique, pour vous proposer un peu mes réflexions. Pas très poussées. Disons plus : un regard sur mon évolution. Multiples passages à vide et moments de remise en question m’ont amenée à voir où j’en étais maintenant et sur différents plans. L’avantage de la prépa par ailleurs, c’est que n’ayant plus le temps pour lire, je me suis fortement demandée ce qu’il en était à présent, quels étaient mes goûts dorénavant, mon rapport à la lecture, au temps que j’y consacre, etc. Les articles des copinautes (cf Ada et Camille) ont ajouté à mon envie de mettre tout ça en mots, surtout que tout se retrouve lié et impacte la Récolteuse. Mon activité de lectrice, qu’elle soit entravée ou changeante, altère celle de blogueuse. Et ce me semble un peu plus juste de vous faire une rétrospective parce que vous êtes impliqués dans ce devenir.

Un article encore une fois très long mais divisé en quatre rubriques pour vous permettre de respirer. Mettez vous à l’aise, c’est parti !

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La Récolteuse et le temps : un stress pour la lecture ?

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