Les bulles : Silver Wolf, Blood, Bone, tome 1 de Tatsukazu Konda & Shimeji Yukiyama.

Je n’ai pas l’habitude de vous présenter des mangas sur le blog. A l’exception de Black Butler et d’Ajin, je crois qu’aucun n’est passé sur mes touches de clavier pour en faire un avis construit. Les bulles dominent le blog en ce moment, c’est ce dont j’ai le plus envie de lire ces temps-ci, sans doute pour un côté rapide pas prise de tête, allez savoir. Mais bref, pour le coup, ma faiblesse aura contribué à découvrir un manga vraiment très, très, très prometteur. J’exagère à peine.

Faiblesse ? Quelle est-elle ?

Il m’a suffit d’un bandeau où était inscrit le nom de la grande déesse première du nom, Hiromu Arakawa ( mangaka du célèbre Fullmetal Alchemist, mais aussi d’Arslan, entre autres. ) qui recommandait ce titre. Je lui fais une confiance aveugle, et je m’en suis bien sûr emparé de suite. (puis il faut reconnaître que la couverture est CANON. Les reflets argents sont à baver.)


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Hans Vahpet, dit « Silverwolf », célèbre chasseur de vampires, est sollicité pour enquêter sur de mystérieuses affaires où les victimes sont désossées. L’occasion pour cet ancien héros de remplir une dernière mission… Cela fait dix ans que les vampires ont été exterminés du monde.Depuis, il coule des jours paisibles en compagnie de Cocowill, une jeune demi-vampire que Hans a recueillie.
Mais aujourd’hui, un autre type de monstre fait son apparition. Cette espèce a la particularité de ne se nourrir que des os humains, laissant de côté les chairs, les organes et le sang. Face au nombre croissant de victimes, la police, complètement dépassée, demande de l’aide à Hans.


Récolteuses et récolteurs, si vous êtes des élèves modèles, par quoi commence le plus fréquemment la Récolteuse lors des chroniques bullesques ? Le graphisme, tout juste ! ( une image pour vous — haha quel jeu de mot avec les illu’ que je vous partage en plus, ô combien drôle je suis deudon ! ) Il vous faut savoir cet élément crucial qui est renseigné sur la Jacquette mais qui m’a cloué le bec : le dessinateur a été élu sur concours et n’avait jamais produit de manga. C’est donc un talent qui émerge que nous dévoile ce premier tome et… omagad, comme disent les jeun’s. J’en ai pris pour ma money (trop d’anglicismes), j’ai eu les mirettes qui ont étincelé de milles feux parce que c’est tout juste sublime. C’est typiquement, même mieux, parfaitement le trait auquel je succombe sans cesse et qui se développe tout de même de plus en plus, mais ici avec une finesse ! J’ai détaillé, vraiment, et certes je ne suis pas experte en dessin mais je n’ai pas saisi de disproportions. (sauf pour notre antagoniste mais c’est un effet voulu. ) Tout était harmonieux, précis et élégant. Les visages ne sont pas figés, on a l’impression d’un mouvement même dessiné, et le trait se module très bien pour faire les chibis : les personnages réduits, souvent pour arborés des faciès rigolos et mignons.
Un sans faute visuel avec un réalisme qui permet d’ancrer d’autant plus l’histoire, et des charadesign variés qui ne tombent pas dans le classique.

D’ailleurs, restons sur le charadesign et étendons le aux personnages. L’énorme point fort de ce manga, qui le démarque de l’afflux dans le genre, c’est bien sûr Hans Vahpet, dit Silverwolf. Si vous pouvez me citer des mangas avec au rôle titre un homme d’âge mûr, certes plein d’énergie, mais à la vue défaillante et l’ouïe parfois remise en question, et quelques rhumatismes dû à l’âge, je suis preneuse. Pour ma part, j’ai trouvé ça très innovant, et bien pensé puisque ça se relit aussi à toute la tradition manga-vampires qui a connu une apogée de ça quelques années maintenant. ( certes, on en trouve et trouvera toujours mais moins ) On a un peu cet effet mise en abîme d’un genre passé grâce à l’âge du personnage, qui doit se renouveler avec de nouveaux thèmes, ici introduit par cet antagoniste étrange, le désosseur, et ses créatures mystérieuses. Ce personnage commence à être exploité un peu plus profondément vers milieu du tome de mémoire, ou un peu passée, et comme tout méchant qui se respecte, il nous met l’eau à la bouche (enfin, pas parce qu’il est canon – enfin pas pour moi mais là on s’écarte hé (quitte à s’écarter, d’habitude j’aime beaucoup les méchants mais lui j’le sens pas :cc (pour dire vrai, je trouve qu’il a une tête de con, voilà, c’était la parenthèse gratuite) et une autre) puis la dernière ) en mettant un gros suspense sur sa personne, et une intrigue qui a l’air franchement pas mal. Et puis le manga respecte un schéma pour captiver le lecteur en lui introduisant un nouveau personnage à la fin, qui semble venu d’un ancien temps (encore une autre tradition du manga ?) qui lui a du charisme (sorry not sorry le désosseur) et qui nous amène un cliffhanger qui nous donne juste envie d’avoir le tome 2 dans les mains là, tout de suite, maintenant.

Pour ce qui est de l’histoire, elle n’est pas si originale. C’est un schéma classique, en fait : une créature bizarre, il faut l’éradiquer, on fait appel à la police mais oh il sont impuissants donc on se tourne vers une personne extérieure. L’originalité tient de cette créature, voilà tout. Et là, assez dur d’en parler sans spoiler. Si vous n’aimez pas le glauque alors passez votre chemin, parce que le désosseur donne parfois office à des choses pas jolies jolies, surtout beaucoup de sang. Bref, en soit, pas un sujet forcément transcendant parce que plutôt lambda, tout simplement le contenu qui varie, mais bien mené. Ca fait un bon page-turner, qui en plus pour un manga a une bonne épaisseur donc j’ai pu prolonger le plaisir un peu plus longtemps, sans avoir le sentiment de le lire trop vite pour le prix.

J’ai vraiment été très emballée par ce début qui ne m’a suscité aucun réel reproche. ( un chouille trop classique, peut-être, mais j’ai l’impression que c’est chipoter. ) Si vous êtes à la recherche d’un policier fantastique avec des personnages qui changent un peu la donne, alors Silver Wolf peut sans doute vous séduire. Le tome 2 sort ce mois-ci, donc comment vous dire que je suis joie, bien que je sens déjà l’envie irrépressible d’avoir le tome suivant. Mais c’est gage d’une série qui fonctionne après tout, non ?

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7 réponses sur « Les bulles : Silver Wolf, Blood, Bone, tome 1 de Tatsukazu Konda & Shimeji Yukiyama. »

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