A part thé #2 : le droit de parler de littérature.

Ariel - George Romney
Ariel ( The Tempest, Shakespeare) – George Romney

Cette première moitié de 2019, par son aspect chaotique, m’a permis de mettre à nouveau le doigt sur certaines choses, sur des questionnements que je terrais au fond de moi depuis un petit temps. Voir sur mon bulletin le mot « démissionnaire » fout un coup. Et en partie suite à cela, tracer un trait, plus ou moins volontairement, sur LE métier que je rêvais absolument de faire : enseignant.e chercheur.euse en littérature.
En soit, j’ai encore un chemin possible (mais ô combien rude qui pourrait détruire ma santé) pour atteindre ce métier. En soit, j’en ai encore bien envie : faire des thèses sur des domaines qui me bottent, allier le solitaire et le social, c’est merveilleux. Mais en même temps, ça ne me correspond plus.
Imaginez enseigner vos propres recherches à des élèves.
Imaginez délivrer votre travail comme une source de connaissances « supérieures », parce que validées et publiées.
Imaginez un peu.
Personnellement, plus je triturais cette idée, plus je la trouvais orgueilleuse, et en inadéquation avec ma morale, et avec mon activité de blogueuse. Ca mènerait à quoi, dans le futur ? Partons du postulat totalement faux que, tiens, malgré le temps que ça prend, je parviendrais à continuer ce blog : est-ce que cela laisserait entendre, par mon titre d’enseignant.e chercheur.euse, que mes chroniques sont plus travaillées, plus « vraies » que d’autres ? Qu’il faut boire mes mots et ne plus voir là un avis, des suggestions mais bien une étude ? Qu’en gros, mon blog serait meilleur parce que wouw je bosse dans l’enseignement supérieur et je publie des thèses, et que le reste ne vaut pas le coup ?

De tout ça, j’en tire la question maîtresse de ce très grand article :
Est-ce qu’il y a un « droit » pour parler de littérature ?

La plaie des études littéraires.


Le système scolaire, vicieux et vicié, peut autant développer des passions à partir du moment où on s’approprie la chose, qu’il peut porter en germe un dégoût, une incompétence et une infériorité pour parler littérature… si on fait le mouton.
Sauf nouveaux arrivants (coucou et merci à vous), je pense que vous le savez maintenant : au départ, je n’aimais pas lire. Eeeeet quand j’ai commencé à m’y mettre, j’ai dû combattre assez fort pour ne pas perdre le goût  à cause des études. Franchement, mon année de première littéraire, celle où l’on passe le bac de français, a été une véritable blague. Assénée de polycopiés qui délivrent des analyses littéraires toutes faites, celles considérées comme « à connaître », celles qui « analysent le mieux l’oeuvre »  que l’on doit boire et recracher sans même penser. Il est où, l’intérêt, là-dedans ? Bien évidemment que réussir cette épreuve est d’une facilité à partir du moment où on a un minimum de mémoire, et qu’on s’adapte au système, c’est à dire : moutonnage extrême, avaler ces fichus polycopiés et faire une récitation. De cette épreuve, mon seul souvenir positif a été les 5 pauvres minutes lors de l’entretien, quand on m’a demandé ce que j’avais lu dernièrement. Le reste, je l’ai vu comme perte de temps.
C’est déroutant de recevoir des analyses élevées à l’importance du dogme, que l’on te frappe limite le bout des doigts avec une règle en fer si tu oses insérer des pistes d’analyses, des suggestions, et ton ressenti. J’en ai souffert, de ça, dans une discipline qui pourtant prône l’impact sur les lecteur.rices, qui fait appel à une intériorité que l’on doit faire taire pour énoncer la parole d’autrui.
Au départ, dans mes études littéraires, c’était clair : je n’avais pas le droit de parler littérature.
En terminale, on a voulu me faire un peu croire la même chose. Apprendre par coeur les analyses de la prof, celles des chercheurs, et la réception des Faux-Monnayeurs de Gide. Gober tout le travail foisonnant fait sur OEdipe roi. Ah, c’est ça, la littérature ? Vraiment ? Ne pas avoir son mot à dire sur des oeuvres parce qu’elles sont au programme, et donc « supérieures » (avec milles guillemets) parce que « classiques » ? Bah écoutez, j’ai fais un bras à cette croyance cette année là. Je dessinais majoritairement lors de mes cours de littérature, je retenais les grandes pistes d’études, mais le jour de l’épreuve, sur la question posée : j’ai fais ma propre analyse, et ça a payé ! (un tout chouille moins bien que le moutonnage de première, c’est tout.)
Alors suite à ça, je me suis dit que j’en étais capable, que j’avais le droit, parce que c’était mon ressenti et donc ma réponse à la question. Ca ne sert à rien de répondre en masse la même chose. Et puis, avec un brin d’orgueil à l’arrière : peut-être que cette liberté permettra à l’examinateur.rice de voir un peu différemment l’oeuvre, peut-être qu’iel n’avait pas vu les choses de la même manière.
Le plus intéressant là-dedans, ça a été ma prépa. Vous connaissez la réputation de ce cursus ; rien que « préparation aux GRANDES écoles », ça respire le prestige. (spoiler alert : LOL élitisme de merde) Tu t’attends à un moutonnage nouvelle sauce. Hé bien ma première année, que nenni, au contraire ! Limite si ma prof ne sanctionnait pas le « je recrache bêtement et docilement la bible qu’est le Toursel et Vassevière » parce qu’elle cherchait une appropriation en plus de la technique. Personnellement, je prenais les oeuvres que je voulais (comme il n’y avait pas de programme), classiques ou non, les textes théoriques qui me semblaient pertinents pour avoir les grands traits d’analyses, et puis bam, je faisais ma tambouille dans la dissertation en actant mes idées, mon chemin de réflexion, et pas des schémas types délivrés dans des analyses prêtes à être mangées.
A l’inverse, l’année qui vient de se terminer, j’ai faillis haïr ce domaine, peut-être avec un brin d’orgueil derrière, parce qu’on me disait que « je pensais mal », que « j’analysais mal ». Ma définition de l’étude littéraire tient là-dedans : prendre en compte le contexte, mais faire vibrer son intériorité. Je pensais mal parce que j’articulais mes idées en fonction de ce que j’avais ressenti, du fil qu’avait suivi mon esprit qui ne correspondait pas à celui de « l’enseignante agrégée en lettres modernes ». Bah oui, j’ai pas de titre, je suis qu’une piètre élève qui passait mal dans son viseur, dont elle ne lisait même pas la copie entière, je ne venais pas de la même classe que la madame. Du moins c’est bien ce qu’elle m’a fait ressentir. (et j’y place ma rancoeur, être humain pleins de défauts que je suis)
Suite à ça, vous imaginez bien les complexes. Par rapport au blog, je me disais que je ne proposais pas un « contenu pertinent et intelligent », que « ça ne valait rien ». Par rapport à mon futur, je me disais que je ne serai jamais capable de faire des thèses, parce que la littérature se portait bien mieux sans ma petite voix.
Quand, déjà, j’avais enfin le droit d’en parler.

Si les études sont le diktat de la bonne parole, qu’en est-il des avis amateurs ?

A l’époque du diplôme qui est un ticket pour s’élever, à l’époque imprégnée de la méritocratie, qu’en est-il de la position « d’amateur.ices » ?
Précédemment, donc, je parlais surtout de ces titres qui font que ton avis est principalement pris en compte. Or, ici, j’ai davantage envie de parler de vous et moi finalement. Pour confronter les deux parties, cet exemple me semble assez représentatif : quelle différence y a-t-il vraiment entre un.e critique littéraire et un.e blogueur.euse littéraire ? Pourquoi le premier va être plus écouté que quelqu’un qui tient son blog et qui en fait son passe-temps au lieu de son métier, si l’on tient loin la notion de visibilité ?
Parce qu’en soit, le critique littéraire ne fournit pas obligatoirement une analyse. Pour moi les deux sont similaires, pour ne pas dire identiques, sauf que l’un est un peu plus reconnu.
La parole d’un.e blogueur.euse n’est clairement pas inférieure, elle a tout autant de valeurs qu’une personne « reconnue », et même selon les cas elle en a davantage car elle est dénuée de toute prétention. Je me suis beaucoup questionnée quant à la valeur des analyses littéraires dites universitaires à l’heure où toute personne passionnée, avec bagages ou non (mais bon, on va dire un minimum), peut proposer ouvertement des ébauches d’analyses. En tout cas, une lecture personnelle analysée. Je veux bien que dans le milieu universitaire, si tout le monde faisait ça, ce serait un foutoir pour les corrections, mais cette crainte qu’alors on puisse « tout dire » d’une oeuvre… A partir du moment où l’on reste cohérent.e, où on prend en compte pour minima la vie de l’auteur et le contexte pour éviter les anachronismes et des faits totalement contradictoires (exemple un peu nul, mais croire à une « satire de la condition des femmes » si l’auteur va être sexiste… hé bah non puisque cela risque d’être la position de l’auteur finalement, d’où une base à posséder.)
Je sais que certain.e.s profs sont aussi sur la blogo et délivrent leurs avis, que certain.e.s malgré cette étiquette lisent de la jeunesse pourtant « malfamée », donc ça dépend vraiment, comme pour tout, de chaque mentalité. Mais je me demande quand même comment la blogosphère littéraire est vue dans le corps professoral. Est-ce vraiment pris comme quelque chose de peu de valeurs, de piètre, ou est-ce que ce côté amateur est totalement respecté sans sous-entendu négatif ? C’est une réflexion qui me taraude beaucoup, quand on sait que des recherches sont financées, ne serait-ce qu’en étant doctorant, ce qui peut leur donner plus d’importance. Cependant cela serait un mépris envers la personne qui par passion — ce qui n’est absolument pas méprisable, et au contraire, est précieux — va passer des heures à écrire un article, et parfois s’essayer à l’analyse d’un livre.
L’un comme l’autre sont, à mon sens, tout autant valable. Et par goût du partage, je préfère, à titre personnel, rester sur ma petite position de lectrice à l’avis « amateur » donc. Et c’est justement ce que j’ai envie d’offrir sur la Récolteuse de mots, des analyses sans pédantisme ni prétention, d’égal à égal.


Je n’ai pas souhaité parler du fait que l’on ait tendance à porter plus de valeur à l’avis d’un.e ancien.ne étudiant.e en lettres qu’à quelqu’un qui sort de scientifique par crainte de redondance (parce que j’ai l’impression que cet article en est assez constitué …?), et qu’une discussion dessus me semble a priori stérile… Enfin, j’en conclue juste au diktat des études une fois encore, et de notre tendance à classifier. Il resterait sans doute des points à traiter sur cette thématique, mais ça me semble déjà être assez fourni comme ça. Cependant n’hésitez pas à me faire part de vos idées, et de votre avis sur cette question épineuse !

Et surtout : est-ce que vous, vous pensez avoir le droit de parler de littérature ? Même en ayant un blog ?

 

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20 réponses sur « A part thé #2 : le droit de parler de littérature. »

  1. Romanesquement Vôtre

    Hello, ton article est très intéressant et résonne pas mal en moi ! J’ai fait à la base une prépa littéraire et j’ai un peu cette sensation qu’il fallait être légitime pour disséquer un roman et parler littérature. C’est ce que j’ai longtemps cru et j’ai eu du mal à m’en débarrasser et à me penser légitime. Comme toi je suis intriguée par ce que peut penser le corps professoral de la blogosphère. Vu la grimace qu’a faite mon prof de prépa quand je lui avais parlé de booktube qui commençait à émerger, j’ai déjà ma petite idée. En tout cas, félicitations pour cette prise de décision si elle te permet d’être en accord avec toi même. J’aime beaucoup la façon dont tu résumes ce que doit être une étude littéraire. Et puis quand on y pense les auteurs auraient été bien malheureux s’ils avaient pensé qu’un jour on analyserait leurs écrits qu’à la lumière du contexte, après tout ceux qui veulent eux, c’est faire vibrer le lecteur…

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    • recolteusedemots

      Hey ! Désolée pour le temps de réponse…
      Merci beaucoup pour ton commentaire !
      Aah c’est dingue que la prépa t’ait aussi donné ce ressenti… C’est bien le système de ce cursus alors qui engendre cette impression. C’est dingue que ton prof ait pu dénigrer booktube, enfin c’est un essor que l’on ne peut contester, et qui a son importance. Et booktube n’a jamais eu la prétention d’exempter des études littéraires, c’est simplement un moyen de partage, alors je ne vois pas pourquoi grimacer à cela… L’élitisme prépa, quelle joie ! Encore merci, la fin de ton commentaire me touche beaucoup ! Je suis tout à fait d’accord avec toi face à la peine que cela pourrait créer aux auteurs. Déjà qu’ils ont peu imaginé je pense être un jour sujet d’étude, mais si c’est pour qu’en plus ce soit fait de manière très limitée…

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  2. Ada

    Bon… Cet article me plaît, of course, mais commençons par le vrai scandale : QUI T’A DIT QUE TU ES DÉMISSIONNAIRE SUR TON BULLETIN ALORS QU’IL CONNAIT TES PROBLÈMES ? QUI ? On a le droit de se déplacer pour foutre des baffes ? A défaut, j’espère qu’il tombera sur mon commentaire !

    J’ai beaucoup aimé lire ton article, tes questions ont aussi résonné en moi. Je crois qu’on a tous compris que je manque de confiance en moi pour mon blog et ce problème de légitimité a creusé son petit trou tranquillou. Ce n’est pas comme si j’avais fait des études littéraires ; même pas un bac L !

    En tout cas, t’as pas eu de chance : vu que tu as aimé lire tardivement, ça aurait très bien pu ne pas être le cas vu ce que tu dis ! J’ai pas aimé la majorité de mes lectures scolaires (à quelques exceptions) ni la façon de les étudier, mais j’avais l’avantage d’être déjà une lectrice avant. Je préfère ta vision des choses, et comme je ne suis pas capable d’analyser, je parle aussi de mon ressenti ! Et je pense que ça peut aussi parler à pas mal de gens d’en parler, tous ne doivent pas se sentir concernés par un article classique parce qu’ils n’auront pas forcément vu leur lecture ainsi. Peut-être seront-ils attirés par l’aspect technique qu’ils sont incapables de voir tout seuls, mais lire quelqu’un d’autre qui pense comme nous, ça peut faire du bien ! On se sent reconnus.

    Bon, sinon : ta prof de première année est au top, la seconde est… caca. (top niveau, ce commentaire) Surtout qu’elle critique en disant de la merde, nous on lit tes chroniques (qui sont de mieux en mieux d’ailleurs) et tu es généralement très pertinente et surtout honnête dans ton ressenti, que ça nous plaise ou non. (je vais pas lire Michon de sitôt à cause de toi d’ailleurs, aha) Donc balek de son avis. De toute façon, je déteste l’élitisme (je crois qu’on avait compris, aha), ça ne fait avancer personne à part ceux qui aiment se lancer des fleurs et rester dans leur entre-soi. Tchao les élitistes, on ne veut pas de vous non plus !

    Bref, tu as bien critiqué le problème, que cet élitisme contreproductif ait atteint les sphères scolaires, c’est vraiment dramatique selon moi, ça enfonce les gens, ça les conforte dans une certaine idée qu’ils ont déjà des livres, merci mais pas merci. Tu as bien fait d’écrire cet article en tant qu’ancienne étudiante en lettres, ton vécu donne du poids à ce que tu dis et décrit un malaise que t’es sûrement pas la seule à ressentir !

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    • recolteusedemots

      Et comme d’hab cent ans plus tard, je réponds ! Bon, déjà, merci. Après pour le démissionnaire, bah, c’est normal. Même si mes absences étaient justifiées, j’allais plus en cours, et ils pouvaient rien mettre d’autres. Je préfères ce terme que « abandon » par exemple. ^^’ Haha ça aurait été drôle mais personne de la prépa ne va sur mon blog ! Même pas sûre que mes proches aillent dessus. x)

      Je crois que c’était justement suite à un de tes articles ou de tes commentaires où tu disais que tu ne te sentais pas légitime que pop, l’idée d’en faire un article est venuepour dire tout haut ces pensées. Mais un bac, ça ne te rend en RIEN légitime. J’ai une section euro et un bac de théâtre, c’est pas pour autant que je vais être légitime d’être sur les planches londonniennes. 😉

      Finalement oui, j’ai quand même eu du bol d’aimer lire dans un cadre qui ne s’y orêtait pas, je ne sais même pas comment c’est venu.Je pense que tu es tout à fait capable d’analyser, sauf si tu te dénigres. 😉 De toute manière il faut parler des livres comme on le sent, et d’autres y trouveront leur compte, ou pas. Mais ça parlera toujours à ne serait-ce qu’une personne.

      J’approuuuuuve la partie sur les profs haha. Mais what atta « tes chroniques (qui sont de mieux en mieux d’ailleurs) », c’est trop gentil ! Mais j’en écris presque plus, je sais pas, j’y arrive plus ! Et je trouve pas les bons bouquins pour en refaire. Justement, ça vaudra un autre A part thé qui arrivera le mois suivant. Mais en tout cas, bon je suis un peu désolée de bloquer pour certains auteurs haha (Michon, Quignard, je vous ai coupé un public) mais ça me touche beaucoup tout ce que tu me dis, merci tout plein. ♥ Mon maitre mot reste l’honnêteté, autant envers vous, que l’auteur.rice, que moi-même.

      Je ne sais pas si tu as vu la vidéo d’Antastesia sur son bilan en enseignement. Je ne savais pas quoi penser quand elle disait ne pas être d’accord avec le fait qu’ils enseignent à des élèves « moyens/moins moins ». Certes c’est négliger les élèves avec facilités / avancés, mais c’était une pensée qui à mon sens pouvait se rapprocher d’un certai élitisme..
      Mais oui, le pire, c’est que ça valide l’idée qu’on se fait de la lecture… M’enfin, j’essaie de dénoncer à mon tout petit niveau les incohérences dus ystème scolaire !

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      • Ada

        Bon, si ça te va, tant mieux… Mais je suis quand même en colère, non mais oh.

        Oui, je vois ce que tu veux dire pour le bac, quelqu’un de plus expérimenté que toi mais qui n’a pas de diplôme aura sûrement plus de légitimité.

        Grosse chance ! Oui, c’est ce que je me dis, sinon je parle comment de mes lectures, snif ? Surtout que juste mettre un commentaire quelque part ne me correspond pas toujours…

        Hé bah c’est vrai ! Si t’arrives plus à faire de chroniques, attends juste le livre dont tu auras envie de parler tellement il t’aura emballé, ça reviendra tout seul pour le reste. Je t’avoue que ne pas en avoir écrit pendant un mois, ça m’a affaibli aussi, aha. Comme quoi, il en faut peu ! Michon ne me tentait pas plus que ça, t’inquiètes, il y a d’autres auteurs et autrices à lire de toute façon.

        Je boycotte Antastesia maintenant (si tu veux en savoir plus, c’est en privé) donc je n’ai pas vu sa vidéo. C’est elle qui fait preuve d’élitisme ? J’ai pas compris son propos du coup.

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      • recolteusedemots

        Je t’avoue que je l’ai super mal pris sur le coup, mais maintenant je le relativise.

        Tu parles de tes lectures en en ayant enie, point barre, c’est le principal ! :3

        J’en ai écris une pour le recueil de nouvelles de Gilles Marchand, mais elle est pas super. Je compte quand même la partager, mais elle revient un peu sur les débuts du blog. Pas d’analyse vraiment, juste « hop j’ai aimé je te dis pourquoi ». Comme tu le dis, j’attends le bon bouquin. J’ai pas tellement d’axes qui me viennent en tête quand je lis ces derniers temps, donc je suis là en mode « mouairf, je sais pas quoi en dire ». C’est dingue comment on peut perdre la main en un petit mois.

        Aaaah mais oui je veux savoir pourquoi !
        Bah j’ai eu du mal à comprendre, mais il me semble que oui, c’était elle qui faisait preuve d’élitisme en disant qu’elle n’enseignait pas pour des élèves moyens / moins moins, qu’il fallait reconnaître qu’il y en avait avec plus de facilités etc (chose que je reconnais, mais du coup elle semblait ne pas être ok avec le fait d’enseigner majoritairement pour des élèves « moyens », enfin je n’ai pas bien saisie cette partie.

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      • Ada

        Ah oui, son recueil de nouvelles… que je n’ai toujours pas lu ! Mais… ce que tu dis (dire qu’on a aimé plutôt qu’analysé), c’est ce que je fais, je me sens vexée, snif. Oui, je ne pensais pas perdre la main comme ça ! (enfin, je prévois des chroniques de livres plus compliqués, forcément, ça ne doit pas aider…)

        … Quoi, sérieux ? Je vais aller voir, mais je suis à deux doigts de péter un plomb.

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      • recolteusedemots

        Sérieusement ? Damn, il est géniiaaaaaaal !
        Alors déjà, c’est propre à moi. C’est que j’exige des choses de ma part. Ensuite, je trouve que toi, dans la manière que tu as de dire ce que tu as aimé ou non, tu analyses. Tu te contentes pas de « j’ai aimé pour /pas aimé pour », tu creuses.
        En effet oui, ça ne facilite pas la tâche !

        Si tu es allée voir du coup je veux bien que tu me dises ce que tu en penses, hésite pas sur insta à me dire pourquoi tu la boycottes haha.

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  3. Plouf

    C’est très intéressant d’avoir ton point de vue sur la question parce qu’en fait j’ai un ressenti complètement différent !
    Déjà j’ai toujours aimé lire, donc quand on me forçait à apprendre des trucs tout fait en première notamment, j’écoutais gentiment, j’apprenais et je gardais ce qui m’intéressait et dégageait ce qui me gonflait (et comme Baudelaire me gonflait, j’ai une bonne note à mon oral de français xD). Donc je n’ai pas eu de « pression » particulière, je n’ai jamais vu ma prof comme un être supérieur me donnant le savoir et ayant toujours raison (peut être parce que c’était une bonne prof ^^).
    Arrivée à la fac d’anglais, j’avais des cours de litté. Trois ans à faire des dissert’ et des commentaires de textes, et j’ai adoré. Enfin, j’ai adoré à réfléchir à plein de questions quand les thèmes et les livres me plaisaient (et on nous a jamais brimés dans nos réflexions tant qu’on avait des arguments et que notre anglais tenait la route !), quand ça me plaisait pas je faisais zéro effort et me concentrait sur ce qu’il me plaisait (spécial dédicace au cours de poésie britannique du XVIIIe qui m’a ennuyé comme rarement j’ai pu m’ennuyer…^^ )(et oui je suis pleine de mauvaise foi, je sais ^^)
    Bref tout ça pour dire que j’ai eu la chance de tomber sur des enseignants qui ne m’ont jamais vraiment fait sentir qu’ils avaient raison et que j’avais tort sur une oeuvre. On était plus sur une discussion.
    Pour ce qui est de la légitimité des blogueurs vis à vis des critiques, baaah, je dirais que ça dépend ce que tu veux, ce que tu cherches. Il y en a un pas un qui parle mieux ou moins bien et je ne pense pas qu’on se fie plus à un critique qu’à un blogueur. Enfin, pour la majorité des gens que je connais, ils auront le réflexe de lire quelques critiques de blogs sur un livre plutôt qu’aller lire l’avis d’un mec de télérama (je dis ça en exemple, je sais même pas où on trouve des critiques littéraires « pour de vrai).
    Pour moi, du moment que tu as envie et que tu veux partager, tu es aussi légitime que n’importe qui d’autres. Rien à péter que quelqu’un est fait plus d’études que moi sur je ne sais pas quel sujet, l’art c’est tellement abstrait, personne ne peut avoir raison ou tort donc personne ne peut être plus légitime qu’un autre. On peut se dire « ah je trouve que ce que X dit est plus intéressant que ce que dit Y » mais encore une fois, ça vient de nous et de ce qu’on attend.
    Donc en conclusion de ce commentaire bien trop long et sûrement bourré de fautes, écrit. Écrit ce que tu veux, ce que tu as envie, sur ce qu’il te plait parce que personne n’aura plus raison que toi. Parce que quand on dit « je » on ne peut pas avoir tort. Parce que tu es légitime, parce que tu mérites qu’on te lise. On peut être d’accord, on peut ne pas être d’accord, un point de vue différent est tout aussi important qu’un point de vue partagé.
    Et ceux qui pensent qu’ils savent plus sur un sujet et que de ce fait ils ont forcément raison ont rien compris. On s’approprie une oeuvre personnellement. Déjà qu’elle n’appartient plus à son créateur, je vois pas pourquoi elle appartiendrait à une seule personne persuadée de tout comprendre. Voilà.
    Et je t’envoie des bisous tout doux aussi !

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    • recolteusedemots

      aaaah tu me fais rêver avec les dissert et commentaires de textes, parce que j’adore ça ! Mais ça dépend toujours du prof en face de toi. En première année pas de soucis, mais en deuxième année ce que j’adorais faire était devenu un calvaiiiire. C’est tellement bien, tu as l’air d’avoir eu un milieu épanouissant ! Ma prof d’anglais, aussi dérangeante pouvait elle être sur certains points, restait quand même une bonne prof pour les commentaires et dissert parce qu’elle était très ouverte d’esprit. Je me rappelle de mon oral où j’étais tombée sur Shakespeare, alors que c’était réservé aux spé anglais (et que j’étais spé lettres modernes haha), et qu’elle m’a notée comme une spé anglais parce que j’avais fait un bon travail selon elle malgré mes fautes de syntaxe et la rapidité de l’oral (j’avais pas tenu 20 min mais plutôt 13/15 haha)parce qu’elle voyait que j’aimais l’auteur et que l’analyse restait bonne et parfois audacieuse. Pourtant, anglais comme français, je gardais le même état d’esprit.
      Daaaah tu m’étonnes ! J’ai eu un tout petit aperçu de la poésie du XVIIIe britannique, et c’était chiant ! J’ai jamais autant aimé la poésie française qu’en étudiant la poésie anglaise de toute manière, parce que la métrique, quelle blague.
      Ca m’a l’air assez rare de tomber sur des profs qui valorisent la discussion ! J’en ai vraiment pas eu beaucoup, donc je t’envie haha.

      Il me semble que maintenant les critiques littéraires, c’est un peu « démodé » suite à l’essor reconnu des blogs. Ca se voit notamment sur certains bandeaux de livres. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Je sais pas si c’est toujours un boulot à part entière maintenant, critique litté.
      Je te rejoins totalement pour l’avis face à l’art, c’est tellement subjectif de toute manière que la voix appartient à tous !

      Maaaaah ta conclusion fait fondre mon petit coeur, c’est tellement beau, juste. ♥ Et ton « Un point de vue différent est totu aussi important qu’un point de vue partagé », on dirait tellement une maxime. Les Maximes de Ploufie, bye bye La Rochefoucauld.

      Pleins de bisous et une ovation à toi pour tes mots pleins de justesse !

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  4. Le Blond a rien.

    Je pense que tout lecteur a le droit de parler de littérature.
    Je ne vis pas dans le même pays donc il est difficile d’identifier d’où vient la différence (probablement qu’il y a une composante culturelle, de la chance et plein d’autres facteurs qui entrent en compte) ; je n’ai jamais eu d’enseignant qui donnait l’impression de m’être supérieur et/ou que je lui étais inférieur en tant qu’élève.

    J’ai toujours un grand lecteur, notamment de classiques, donc j’avais quelque fois lu des oeuvres bien avant qu’elles apparaissent aux programmes. D’ailleurs le fait qu’un livre soit « imposé » ou pas a assez peu d’influence ; j’en ai adoré, j’en ai détesté.

    (Mention spéciale pour L’Étranger de Camus que j’ai trouvé barbant en lecture imposée quand j’étais ado et tout autant quand je l’ai relu adulte parce car une camarade de formation le trouvant génial, je m’étais demandé si je n’étais pas passez à côté de quelque chose. Si je ne suis pas sûre de mes goûts, j’ai le dégoût très sûr.)

    Durant la scolarité obligatoire, c’est vrai que l’étude de textes correspond surtout à recracher l’analyse demandée par le prof. Pour le reste, j’ai vite eu l’impression d’être encouragé à proposer mes propres analyses, au moins ponctuellement. C’était d’ailleurs souvent payant au niveau des notes du moment qu’on pouvait défendre son analyse avec le texte et que les arguments étaient bons et ce même si on était en désaccord avec l’analyse proposée par la ou le prof.

    Partant de là, le diplôme n’est pour ni source de légitimité ni pertinent comme critère pour savoir si une analyse et/ou une critique est bonne.
    D’ailleurs peut-on vraiment parler de légitimité à exprimer son avis sur la littérature ? En dehors d’être lecteur/lectrice, je suis dubitative.
    Le diplôme est surtout un indicateur d’avoir terminé avec succès les études suivies, rien de plus. Il n’indique pas si les études ont été suivies pour en faire un métier ou par vocation ; là où un amateur est souvent passionné.

    Et c’est la différence importante à mes yeux, la passion. Souvent les analyses/critiques officielles sont stériles et sclérosées, c’est rarement le cas des amateurs.

    Sur ce Pavé César et au plaisir de te lire. 😉

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    • recolteusedemots

      Tu es en Suisse, c’est ça ?
      Je ne sais pas comment fonctionne le système scolaire chez toi, mais je pense que c’est l’élément principal qui change. Puis tout dépend si tu es dans un pays qui prône la méritocratie et donc la compétition. Ici déjà la littérature est vue comme intérêt de l’élite alors forcément que selon les endroits, dont en prépa qui est un joli concentré d’élitisme, on peut vite te taper sur les doigts.

      Je me demande à combien sont catégorisé les livres dans chaque pays. En France j’ai l’impression qu’on y porte une attention énorme avec des catégories mieux que d’autres, et les classiques ayant souvent été proposé en enseignements avec des études parfois assomantes, ça a dû nous couper toute envie.
      Aaaaah je t’envie, vraiment ! Au cours de ma scolarité franchement, je n’ai eu qu’une prof avec qui ça passait quand j’étais en désaccord avec son analyse. C’était d’ailleurs là que j’avais les meilleurs notes, parce que c’était « inattendu et justifié ». Mais les autres, si j’étais hors des clous, c’était mort.

      Je te rejoins totalement : le diplôme n’est clairement pas parole d’or. Et voilà, il n’y a autre légitimité que celle d’aimer lire, à partir de là on peut s’exprimer librement. En tout cas, jolie conclusion sur laquelle je ne peux qu’opinner, j’approuve totalement.

      Merci bien de m’avoir lu.e. :3

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  5. Magali

    Coucou!
    Ta question m’a fait pas mal réfléchir, en fait.
    Parce que, si on suit la logique, j’aurais de quoi me sentir relativement légitime à parler de littérature, au fond: j’ai fait des études de lettres, j’ai commencé un doctorat (pas fini), j’ai publié dans des revues académiques… Et pourtant, je ne me sens absolument pas plus légitime que n’importe qui à écrire sur ce sujet.
    Je pense que c’est en partie dû au fait que ni le public, ni le média, ni les attentes ne sont les mêmes quand on a un blog. Je pourrais faire des analyses détaillées des livres que je lis, mais j’ai l’impression que ce n’est pas du tout ce que les personnes qui lisent des blogs recherchent. Et du coup, j’ai plus l’impression que d’avoir été formatée à un style académique est un handicap, parce que je n’arrive pas à écrire spontanément comme si je m’adressais à des amis. Et que justement je vais facilement être plus dans le descriptif que dans le ressenti, alors que les gens qui lisent des blogs privilégient le côté émotionnel.
    L’autre problème c’est que d’être allée assez loin dans la spécialisation me donne l’impression que je ne sais rien des autres sujets. Je lis un peu de SFFF, mais je n’ai pas lu les grands classiques du genre, ni tout ce qui sort dans le domaine, ni étudié la chose avec rigueur, et du coup je me sens totalement illégitime d’en parler par rapport à d’autres blogueurs qui n’ont pas fait d’études littéraires mais se sont spécialisés dans ce genre. Je n’ai pas non plus lu beaucoup de classiques français, ni étudié à fond l’histoire littéraire, mes études n’ont pas mis l’accent sur la stylistique, et du coup je trouve que tu parles beaucoup mieux de ce genre de textes que je ne pourrais le faire, par exemple.
    Donc bref, je pense que les diplômes ne sont pas du tout un gage de légitimité par rapport au fait de se passionner pour quelque chose et de chercher à en apprendre le plus possible sur le sujet. En plus, chaque espace d’expression a ses propres exigences, et autant un blogueur n’aura pas forcément les outils pour contribuer à un débat académique, autant un chercheur en littérature ne sera pas forcément pertinent sur la blogosphère s’il ne fait pas l’effort de s’y adapter.

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    • recolteusedemots

      Coucou ! Tu as fais un joli parcours on dirait, en tout cas je trouve ça passionant !
      C’est vrai que sur la blogo, ce n’est pas tant les analyses détaillées qui sont le plus recherchées. Elles ont un côté un peu « effrayant », qui rappellent le scolaire et que beaucoup veulent esquiver de ce fait. Mais justement, je trouve que les apporter sur les blogs permet de les vulgariser pour les rendre plus « accessibles » puisque chacun.e lit ce qu’il.elle souhaite.
      Après c’est vrai que les études nous formalisent pas mal à ce style dit académique, et s’en défaire n’est pas toujours facile puisque ça nous suit durant nos études. Ca a vite un côté « lourd », qui n’est pas aisé pour écrire de manière spontannée comme la blogo le veut souvent.
      Je comprends pourquoi tu te sens illégitimes, sur ces questions de « genres littéraires » j’ai le même soucis. Notamment avec les essais comme Ada le fait bien, et avec la SFFF aussi, j’en ai lu pire que peau de chagrin alors en parler, je fais le poisson devant mon écran. Après on ne peut pas être spécialisé.e en tout, mais ce n’est pas pour autant que ça devrait nous priver de donner notre avis, d’émettre des hypothèses, etc.

      En tout cas merci beaucoup pour ton avis, je te rejoins tout à fait et soulever les rigueurs de chaque espace d’expression est vraiment juste.

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  6. L'ourse bibliophile

    Ta vision du lycée semble être exactement la mienne. Tout le monde pensait que j’étais bonne élève parce que j’avais des bonnes notes alors que non, j’avais juste une bonne mémoire (sur une courte durée, le temps de passer les contrôles et le bac, j’ai tout oublié depuis). Pas besoin de réfléchir, juste de revomir ce qu’on t’a fait apprendre.
    J’essaie de ne pas trop me poser ce genre de question, savoir si j’ai le droit d’en parler. Je ne pense pas que mon blog soit passionnant ou éclairant (tu sais comme je m’aime), mais si mon humble avis (si je peux être humble tout en délivrant mon opinion) peut intéresser des gens, donner envie de découvrir des livres, je m’estime satisfaite. Quand j’ai parlé de Shakespeare dans une petite chronique, clairement, je ne me suis pas sentie légitime et je pense qu’elle est totalement sans intérêt à quelqu’un ayant un tant soit peu lu Shakespeare. Mais je me suis dit qu’étant néophyte, ça m’intéresserait de lire l’avis de quelqu’un qui s’y connaît aussi peu que moi, de quelqu’un qui a lu un Shakespeare sans l’avoir étudié, sans être experte de l’oeuvre de Willy. Et donc… je me suis lancée.
    En fait, cette question de légitimité, je la ressens surtout lorsqu’il est question de classiques. Je pense qu’Hugo va aussi me filer de bons gros complexes !
    Passionnante analyse en tout cas ! J’aime beaucoup ce genre d’articles !

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    • recolteusedemots

      AAAH MAIS MERCI ! Toi aussi t’as une bonne mémoire « courte » haha. J’ai tellement l’impression d’avoir perdu ma scolarité à cause de ça parce que je ne me souviens presque plus de rien on dirait. En même temps, j’étais juste une « machine scolaire » hm.
      Je pense que délivrer ton opinion et être humble ne se confrontent pas, tu ne prétends pas avoir la science infuse et donner l’avis le plus éclairant sur le livre, tu le fais justement humblement en proposant une lecture, un ressenti, une manière parmi une infinité de réceptionner une oeuvre. Et tu fais bien de ne pas te poser toutes ces questions, elles sont envahissantes et ne mènent pas forcément à quelque chose à part ne plus vouloir poster d’articles haha, alors qu’en vrai on intéressera toujours au minimum une personne.
      J’ai vu que tu avais posté un avis sur le Songe d’une nuit d’été, je dois la lire comme c’est ma pièce préférée de Shakespeare, mais je déserte beaucoup mon ordi en ce moment. (Les écrans m’énervent vite, et ma vue décline tellement, enfin bref.) Je trouve justement que c’est plus intéressant de lire un avis sur l’oeuvre de Shakespeare sans que cette personne l’ait étudié, sinon on refourgue les thèses vues et revues et pas son ressenti, ce qui est franchement nul. J’avais fais un oral en anglais sur Shakespeare (La Tempête, avant que je l’ai lu, en vieil anglais, sans être spé anglais, j’ai cru mourir) et je m’en étais bien sortie en réutilisant une des thèses principales mais surtout en faisant mes propres échos. Quand on a bossé un tout chouille l’auteur en cours ( sur ses sonnets ) cela dit ça ne m’intéressait pas, parce que c’était beaucoup ce qu’on entend partout. Tout àa pour dire que tu as bien fait. c:
      C’est surtout su rla case classique que je le ressens bien oui ! Dékà pour lire le livre, et ensuite écrire dessus… Je crois qu’Hugo et Quatrevingt treize a été une des expériences les plus compliquées pour moi haha.
      Encore merci ! J’ai un peu du mal à trouver des sujets à aborder mais j’aime bien me poser et parler litté avec vous !

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      • L'ourse bibliophile

        Mais oui, c’est ça ! Quand je pense à tout ce que j’ai appris au collège ou au lycée (des trucs qui relèvent de la culture générale et dont j’aurais aimé me rappeler), ça m’effare de voir que j’ai tout oublié ! Mais c’est juste que d’écouter en cours, d’écrire le cours et éventuellement de le relire une fois avant le contrôle suffisait pour que je m’en souvienne par coeur (jusqu’au moindre exemple). Mais c’était éphémère. Je peux te dire que j’ai passé ma scolarité à apprendre et à oublier mes conjugaisons d’espagnol ou mes déclinaisons de latin et c’est pour ça que je suis nulle en langue, parce que je n’ai jamais fait l’effort d’intégrer vraiment les choses. Je regrette un peu, mais ça n’aurait pas dû être si simple. ^^ En tout cas, la « machine scolaire » me parle bien.
        C’est ce que je me dis, pour l’instant il y a des gens pour me lire, s’ils trouvent leur compte avec mes articles, tant mieux. Tant que ça m’amuse de les écrire…
        Ne t’attends vraiment pas une chronique éclairée si tu lis la mienne de Shakespeare. Pour le coup, je suis à des années-lumières de te refourger des thèses vues et revues, mais du coup, c’est assez léger comme chronique. ^^ Mais je ne me voyais pas devenir experte en Shakespeare, ni même lire plein de trucs et en recracher la moitié alors que ce n’était pas du tout mon état d’esprit quand j’ai lu la pièce. J’avais plutôt envie de montrer qu’on pouvait lire Shakespeare sans rien y connaître. On ne lit pas forcément des thèses sur le moindre auteur que l’on lit et, pour l’instant, je n’ai pas envie que Shakespeare sorte du lot.
        La Tempête en vieil anglais ? Wouah. Chapeau. Perso, je ne me suis même pas lancée en anglais, j’aurais eu peur de ne rien comprendre.
        Je n’ai pas encore lu Quatrevingt-treize, mais je comprends l’idée. Les Misérables vont me donner quelques fils à retordre pour être un minimun intéressante, sachant que pour l’instant mon cerveau est globalement en mode « haaaan, c’est trop bien ! putain, c’est trop bien écrit ! » pendant que mes tripes me disent « c’est quand qu’on retourne lire ? » et une fois que je lis « noooon, pas Javert ». Débrouille-toi avec ça pour faire une critique.

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      • recolteusedemots

        Que je te comprends ! C’était pareil avec l’espagnol. Je n’ai déjà jamais eu de profs extra, et même en prépa où là j’avais une très bonne prof, j’étais démotivée par mes expériences précédentes et dans l’idée que je tenais un an, mais après je pouvais arrêter. Puis je n’ai jamais adhéré aux petits contrôles de conjugaison dont je comprends pourtant le principe hein mais qui pour moi ne sont que bâchotage bête et méchant. Donc à chaque fois, pouf, oublié. Surtout que beaucoup de temps ne sont jamais croisés dans les textes haha. PAr contre, les déclinaisons de grec, j’ai certes eu du mal par moment parce que j’avais cette tendance « mémoire éphémère » mais j’ai vite intégré tout ça parce que là, je pouvais tomber dessus à tout moment.
        L’important c’est que tu tiennes ton blog par plaisir, pas par contrainte.
        Et tu as que trop de raison, Shakespeare est accessible contrairement à ce que l’on pense, et y’a pas à l’étudier pendant 10 ans avant de lire sa première oeuvre ! C’est d’ailleurs pour ça que j’aime bien parler « classiques » sur le blog, pour essayer de déconstruire le mythe tout autour et d’arriver sans bagages, juste le lire et en parler.
        Ce n’était pas le texte entier, heureusement ! Juste une petite scène. Et je ne pouvais pas refuser ni faire autrement comme c’était pour un oral. ^^’ Après quand je l’ai lu c’était en français, j’ai zieutté l’anglais parce que j’avais une édition bilingue mais pas le niveau pour comprendre.
        Hahaha c’est sans doute pour ça que je n’ai pas fait d’article sur les Mis’ ! (pourtant, j’avais déjà un blog quoi) De toute manière je pourrais faire un article ENTIER sur le chapitre « Oreste à jeun, Pylade ivre » tellement il est splendide. Et je parlerai sans doute plus d’Enjolras, Grantaire, Eponine, Gavroche et Javert que de Marius, Cosette et Jean Valjean. xD Je t’envoie tout mon courage pour écrire dessus, c’est le soucis avec Hugo : c’est merveilleusement bien maîtrisé et foisonnant pour réussir à en parler !

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      • L'ourse bibliophile

        Pareil pour l’espagnol. Sauf que ma seule bonne prof, je l’ai eu au début et après, ça n’a été que des désastres qui ont effacé ma mémoire.

        Je suis tellement d’accord avec toi, sur « déconstruire le mythe tout autour et d’arriver sans bagages, juste le lire et en parler » : je trouve que les classiques ont une réputation que je ne comprends pas du tout. Peut-être parce que je n’ai pas de mauvais souvenirs scolaires liés aux classiques, mais j’ai toujours aimé ça.

        Dis. Tu ne liras pas mon article sur Les Misérables, d’accord ? Je sens que j’aurai trop honte face à toi. En tout cas, il me reste encore de beaux moments de lectures à ce que je comprends car je n’ai croisé ni le chapitre « Oreste à jeun, Pylade ivre », ni Enjolras, Grantaire, Gavroche, ni Marius et à peine Eponine !

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