Péregrinations #12

Aaaah ! Les 12e Pérégrinations, ce qui veut dire… Un an ( pas consécutif, cela dit ) d’articles de découvertes et de partages ! Et en plus, cela tombe pilou pile poil le jour des trois ans du blog ! Malheureusement, rien de particulier pour fêter tout ça, même pas une horde de lectures, nah… Je suis toujours dans ma phase « meh j’arrive pas à lire », notamment parce que je suis bien occupée ma foi mais tout de même. Aller, au programme, beaucoup de blabla films, rewatch d’un bout d’une série, un chouille de musique, de la peinture et de l’illu, here you go !

LECTURES

Mon coup de coeur du mois ne revient même pas à Black Butler, ce qui peut être étonnant quand on sait mon amour pour ce manga. Cela dit, j’ai une réelle fascination pour L’Atelier des Sorciers, dont pour sûr, je vais parler sur le log car c’est une merveille. J’ai vu que le tome 5 était sorti, je vais harceler ma bibliothèque pour le lire je crois.
J’ai besoin d’un peu de temps pour êut-être parler du Mangeur de livres de Stéphane Malandrin, parce que c’était une expérience de lecture déroutante, alors que ça s’annonçait bien, je crois que je suis sortie de piste à un moment donné…
Je n’ai pas lu le roman, mais vu le film, alors quand j’ai vu la BD de Shutter Island, je n’ai pas résisté à l’envie de replonger dans cet univers. Seul défaut de cette BD : quand le duo principal est un peu « éloigné », on ne distingue pas très bien Teddy de Chuck. Sinon le dessin est franchement agréable à voir, avec une bonne maîtrise des nuances de l’encre. Les règles de la BD, avec les cases et le suspens qui doit suivre chaque page permet de bien faire fonctionner la tension qui règne sur Shutter Island. Les deux dernières cases de l’ouvrage, comme le dernier plan du film me direz-vous, est vraiment fort. L’effet est toujours le même sur moi, cette histoire est d’un brio ..!

FILMS

5 films, pas rien tout de même, mais seul un se démarque véritablement et a été un très belle découverte. Forcément, je le garde pour la fin.

J’aurais tendance à regroupe Us et Ma pour une ambiance un peu « halloweenesque », qui bien qu’ils soient globalement chouettes à voir, sont aussi en partie décevant parce que plutôt prévisibles. J’ai envie de dire que Ma tourne un petit peu en rond, tandis que Us semble retenir son potentiel, délivrer son final franchement haletant mais en le bâclant un peu. Comme si c’était un « tiens, plottwist, mais comme un cheveux sur la soupe, avec des non-dits à la fin ». Il n’y a rien qui m’agace plus en cinéma que les non-dits à la fin d’un film… Us reste bien meilleur à Ma, peut-être plus « effrayant » dans le stress psychologique cherché par le film. Ma me semble un peu gratuit, parce qu’on devine assez vite qu’il est question de vengeance, et qu’un déménagement en fait aurait pu éviter tout ça… Un peu bête, quoi.

Pet est ma grande déception d’octobre. Il est hyper bien vendu avec des « retournements de situations » permanents, des psychologies de perso de fou, mais… Il n’en est rien. Les retournements de situations ont juste lieu parce que l’un des perso est affreusement naïf, se fait aveugler par des promesses et des sentiments, on se doute clairement de l’issue du film une fois qu’on a vu un ou deux changement d’intrigue pour cerner la psychologie du perso. Je peux vous assurer que je songeais seulement à aller me coucher tellement je me suis ennuyée.
La forme de l’eau était un film que je voulais absolument voir, notamment pour le traitement d’un personnage muet, depuis qu’il était sorti au ciné, mais j’ai plus d’une fois oublié son nom… Il a de très, très bons points telle une bande son des plus agréable, un visuel splendide qui donne une impression autant futuriste que datée, une palette de couleur terne mais qui rajoute une atmosphère quelque peu mélancolique. Bref, tout ce qui est artistique est parfait. (puis il y a un illustrateur, je suis conquise!) Mais à l’inverse, il a ses points faibles… Des scènes assurément inutiles, qui n’apportent rien (sa routine du matin vue deux trois fois ? Ok cool mais c’est long et chiantouille). Un final que l’on suspecte également, alors que je ne suis pas Sherlock quand je regarde quelque chose. Puis si comme moi les relations amoureuses vous passent dessus… Oui, de base, il ne faut pas regardé ce film parce que bon c’est axé là-dessus, mais c’est vrai que ça peut être gniangnian. Cela dit, la relation des personnages est forte et amène à être en haleine pour les possibles dangers. Notamment suite à un personnage, une ordure sans nom, dont on ne sait pas jusqu’où peut aller l’ignominie. Je suis mitigée sur celui-ci, mais quand même déçue…

Netflix Original “What Happened to Monday” Gives Viewers a ...

Je n’avais jamais entendu parler de Sept soeurs (What happened to Monday), et je peux remercier, justement, ma soeur pour me l’avoir fait découvrir. On se trouve dans un monde pas-si-futuriste qui a (ré)instauré la loi de l’enfant unique pour préserver la planète. Or, une femme, qui meurt en accouchant, donne naissance à 7 filles… Dont le grand-père va faire l’éducation, en les cachant de tous pour éviter que ce « crime » ne soit connu et que les enfants soient « cryogénisés ». Pour cela, chaque fille s’appelle selon un jour de la semaine, qui correspond à son jour « d’existence » dans le monde ; et pour que ce système fonctionne, les soeurs doivent communiquer, comme une sorte de jeu de rôle à continuer. Mais Lundi disparaît, ce qui créé un merdier sans nom pour les autres soeurs, qui doivent la retrouver pour éviter que leur existence s’écoule. A l’exception de quelques incohérences (je retiens surtout le coup du doigt enfant, bof), ce film fait froid dans le dos de réel. Pour préserver les ressources de la planète, le gouvernement ne voit pas d’autres solutions que de limiter un seul enfant par famille, avec une méthode assez douteuse. Le quotidien est contrôlé, les accès dépendent des codes génétiques, bref, quand on voit ça, on peut craindre que ce soit ce qui nous attend prochainement si on ne se bouge pas le cul au lieu de détruire la Terre… J’applaudis le travail d’actrice de Noomi Rapace qui interprète seule les sept soeurs et qui parvient à si bien faire 7 personnalités différentes (même si certaines ont un peu l’air caricaturale éventuellement) et je ne peux que vous le recommander, quel dommage qu’il ne fasse pas plus de bruit.

SERIE

Je ne sais plus si j’en avais parlé par ici en début d’année, mais en février/mars, j’avais regardé You’re the Worst, qui malgré trop de sexualité (même si j’en comprends en partie le but) m’avait conquise. Une rechute dans un épisode dépressif pour que j’ai besoin de rire de la maladie, besoin encore et toujours de me rassurer à ce propos et de me rappeler que je ne suis pas seule, et me voilà qui relance cette série, et mange en 4 jours les deux premières saisons. (pour ma défense, un épisode fait 25min max, voilà) Revisionner cette série est hyper intéressant car je peux déceler tous les indices de la dépression de Gretchen (ce que j’appelle « Gretchen’s mood » dans ma tête quand ça ne va plus, tellement la représentation est juste) dès la saison 1, alors qu’elle n’est révélée que milieu de la saison 2, et que même, les symptômes les plus « flagrants » se retrouvent dans cette saison quoi. Je tiens à le dire, car j’avais vu un commentaire sur youtube hyper haineux, qui insultait le personnage de Gretchen et limite toutes les personnes dépressives, parce que la série qui était « cool et lumineuse » devenait sérieuse et difficile. Mais nan, nan bro, y’a TELLEMENT d’indices disséminés, tellement de clés, c’était prévu, clairement, et pas amené pour « parler d’un sujet tabou ». You’re the worst, malgré ses affiches de saisons hyper datées qui font penser à des trucs de pré-ado datant de 2005 (franchement je vous jure elles sont pas top les affiches promotionnelles), est une de mes série préférée pour la justesse de sa représentation. Si vous ne savez pas ce qu’est être dépressif, vous trouverez un condensé au point. Tous les personnages, même Jimmy l’égoïste, sont touchants, évoluent pour le mieux. Il me tarde de relancer la saison 3, notamment pour l’épisode d’Edgar sur son syndrome de stress post-traumatique, là aussi très fort en émotions.

you're the worst on Tumblr

MUSIQUE

Si vous souhaitez avoir 20 minutes de bonheur et de japonais dans les oreilles. ♥ 12 ans que les FTIsland existent, mais il aura fallu 11 ans avant que leur producteur considère la voix de Jaejin (qui est rappeur et chanteur secondaire du groupe) pour qu’il daigne lui proposer de faire un solo. 10/11 ans que je connais ce groupe, et que je reconnais le potentiel de cette voix aussi douce que forte. Bref, I’m a proud mommy (même s’il est plus âgé que moi, mais chut. )

ART VISUEL

J’ai découvert les estampes de l’Atelier C6L, et je suis gaga, c’est poétique et mignonnet comme je l’aime ! Elle utilise le procédé de l’eau forte que j’ai découvert depuis son site même, et je suis plutôt intriguée de découvrir comment on grave ainsi.


Je l’ai découvert par hasard quand je faisais des recherches d’inspi pour la Inktober, et je suis tombée en amour pour le travail d’Ivan Bilibine, peintre et illustrateur (au moment de la Révolution Russe je crois.) Regardez moi ces détails ! L’utilisation des couleurs ! Ca me fait souvent songé à l’Art Nouveau, mais je n’ai aucune idée du style ou du courant dans lequel il s’intégrait. Mais ces illu rétro (un peu façon Mère Poulard haha) sont vraiment trop jolies, j’aimerais beaucoup lire Baba Yaga illustré par Bilibine.


Malheureusement il n’y a pas énormément d’informations sur Reint Withaar, peintre sur lequel je suis tombée en cherchant une oeuvre qui correspondait à l’ambiance (selon moi), du Quinconce de Charles Palliser dont je parle juste ici. Je ne sais pas quel médium est utilisé, s’il s’agit d’aquarelle ou de peinture à l’huile, ou même autre chose. C’est vrai que je ne me penche pas instinctivement sur les peintures de paysages, mais les siennes parviennent à me happer à chaque fois, elles sont très douces. Et pour le plaisir des yeux, un petit bonus très automnal.

rw1


Je connais seulement Zeng Hao suite à ses peintures de Kuan Yin, et du peu que je sais de cet artiste, il peint principalement en lien avec la mythologie chinoise. Bon, j’ai surtout trouvé son travail associé à Kuan Yin, mais dans tout les cas, ça reste une splendeur pour les yeux !

LA FOLIE D'OCTOBRE.

C’est rigolo, je renomme toujours cette partie plus personnelle des Pérégrinations. Comme quoi, j’arrive vraiment pas à être fixe.
Octobre n’a pas été le mois le plus foufou au niveau de mon humeur, parce que je suis longtemps restée dans quelque chose de très bas, et j’ai eu quelques jours de repos et de « bonheur », mais vraiment minoritaires comparés à ceux pas jojo. M’enfin, c’est la vie, ça arrive, c’est dur mais je ne peux trop rien y faire. Malgré ça, ça a été un mois pleins de décisions, d’occupations, ce qui m’a tenu loin de mon ordinateur.

J’ai entamé un dispositif d’un an pour insertion professionnelle, et même si on ne peut pas tellement m’aider dans mes projets « originaux » on va dire comparé à des emplois plus « classiques », ça reste une opportunité pour que je touche un peu à tout pendant un an. Donc ce mois-ci, ça a été découvrir de nouvelles personnes, parfois très difficilement, chercher des stages même si pour l’instant je fais banqueroute.
Quoi que, parce qu’octobre a aussi été une avancée sur l’un de mes projets, pour une fois que j’ai l’énergie pour montrer ma détermination. Écourter un an de travail conseillé par un tatoueur ( l’un des premiers installé à Limoges, en plus ) à 3 mois, pour obtenir un « c’est bluffant » de sa part a été, pour sûr, une concrétisation. Il faut maintenant que je me dépatouille avec ses défis, mais avoir réussi en aussi peu de temps à changer son point de vue, clairement, me chamboule, je n’en reviens toujours pas.
Ce mois était aussi synonyme d’Inktober, que j’ai mis en pause volontairement. Moral et perfectionnisme ont fait que, même si j’étais là pour expérimenter de nouvelles choses, de nouveaux styles et de nouvelles techniques, j’ai fini par m’axer que sur les défauts, malheureusement. Cela dit, j’ai encore ma liste sous le coude, et je compte bien la finir (sauf peut-être un, je ne sais pas) dès que j’aurais le temps de m’y remettre. Au moins, pas de culpabilité, c’était ma première tentative et je suis contente déjà d’avoir fait 21 jours du défi ! Je vais bientôt retourner sur mon site aussi, pour faire un bilan du chemin parcouru suite à ce challenge.

Et voilou ! Novembre ne va clairement pas être de tout repos entre 4 jours et demi à Paris, le début des stages, mes projets perso que je vais devoir continuer de mettre en place, pleins de renseignements à trouver, puis le Nanowrimo que j’aimerais faire également pour la toute première fois. Ce sera plus fin Novembre que je serai dans un état au poil pour faire un Halloween en retard, parce que vu le manque de sommeil que je vais avoir, j’aurais la bonne tête de zombie qu’il faut !

Et vous alors, octobre, ça s’est passé comment ? Est-ce que le mois qui vient s’annonce chargé, ou plus tranquille ? Dans tous les cas, prenez soin de vous ! 

4 réponses sur « Péregrinations #12 »

  1. Ada

    Oh mais joyeux bloganniversaire ! Je te comprends que tu ne fasses pas d’article, j’en ferai un pour le mien mais il sera nul xD

    Je veux bien que tu parles de « L’Atelier des sorciers », vu le succès de ce manga, je reste assez distante de toute la hype autour pour être honnête…

    La chanson de Lee Jae Jin est sympa, je ne pensais pas aimer forcément, vu que je suis grave relou.

    Je note « You’re the Worst », je cherche des idées pour après OITNB quand j’aurais fini.

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  2. Ma Lecturothèque

    Bon anniversaire de blog 🎉
    « L’Atelier des Sorciers » est vraiment chouette et visuellement magnifique 💕 Et je me souviens avoir beaucoup aimé « Seven Sisters » (et j’aime particulièrement cette actrice).
    Grâce à toi, je découvre le nom de Bilibine – j’avais déjà vu quelques unes de ses illustrations mais je n’avais pas son nom !
    Bon courage pour novembre 💪

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  3. Plouf

    J’aime cet optimisme et cette envie d’avancer ! TU VAS Y ARRIVER TU ES LA PLUS MEILLEURE.
    Sinon What happened to Monday me tente depuis des lustres, il était sorti sur Netflix US mais pas de trace sur la plateforme en France donc tristesse. Va falloir que je la trouve d’une autre manière ._.
    Des bisooous, plein de courage et de belles choses pour Novembre, et oublie pas de dormir quand même =D ♥

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