TBT

#20 – Throwback Thursday Livresque.

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Qui dit jeudi, dit rendez-vous hebdo’ tout doux : celui de Bettie Rose Books qui consiste à sortir un bouquin de sa bibliothèque pour chaque thème, qui sont justement assez larges afin d’offrir plusieurs propositions de lectures en passant d’un blog à l’autre. Plutôt sympa pour faire gonfler votre wishlist découvrir de nouvelles idées bouquins non ?

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J’ai une étrange tendance à préférer les romans forts, quitte à ce qu’ils soient vraiment très durs, très sombres, même si je n’ai absolument rien contre un bon roman feelgood. Cependant, je n’en ai pas eu en tête, et mon coeur a opté pour le noir sans espoir. En fait, j’ai de suite pensé à un roman que je vous avais déjà présenté dans un TBT : Lambeaux, de Charles Juliet, une explosion de sentiments, vraiment une merveille. Sauf que le but n’étant pas de vous re-bassiner sans cesse avec les mêmes romans, deux autres titres ont pointé le bout de leur nez, et comme j’étais mitigée pour l’un qui était plutôt « gris », je vous présente l’autre, qui… Est encore un classique, c’pas très diversifié tout ça. ><

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 Un jeune aristocrate désespéré, Raphaël de Valentin, reçoit des mains d’un vieil antiquaire un étrange cadeau : une peau de chagrin ayant le pouvoir de satisfaire tous les désirs de son propriétaire. Mais le vieillard l’avertit : « Vouloir nous brûle et Pouvoir nous détruit ». Raphaël deviendra riche et célèbre mais, chaque désir comblé, la peau racornit. Seul l’amour pleinement partagé laisse la peau intacte. Balzac a voulut montrer combien la puissance des désirs et la dissipation des idées réduisaient la force spirituelle qui est en chaque être. Cette oeuvre fantastique, qui fait partie des Etudes philosophiques de La Comédie humaine, est l’un des romans les plus lus.


Rien qu’à la couverture, on est dans l’ambiance : la vanité pour bien mettre dans l’humeur ! Le début du résumé est aussi pas mal pour sentir à quel point ce roman… Est très, mais alors très gai : on a un protagoniste désespéré, rien que ça ! J’ai lu ce roman un peu à la volée l’année dernière, dans un dernier rush pour cette merveilleuse épreuve des TPE donc je n’ai pas vraiment pris le temps de me poser, de l’apprécier à sa juste valeur. Cependant, pas mal d’éléments m’ont marqué, comme oui, une certaine lenteur que prennent les choses pour se mettre en place, une sorte de lassitude, d’ennui qui semble émaner de l’auteur même, mais qui rajoute justement au drame de ce récit. Le fond est très intéressant, cette question du désir très bien exploitée, très bien dénoncée, et qui me paraît correspondre tout à fait au thème de cette semaine : être coincé dans un désir constant nous enferme dans un monde sans espoir. Comme le dit le vieillard, « vouloir nous brûle », c’est quelque chose qui nous consume sans cesse, qui nous empêche de profiter, d’aimer pleinement les choses puisqu’on est dans cette volonté de posséder toujours plus, et par exemple quelque chose que l’on vient juste d’avoir ne nous satisfait pas assez parce qu’on voudrait encore et encore, c’est une pensée étouffante.

La manière dont ce roman est amené, avec cet aspect un peu fantastique d’une peau qui se rétrécit comme par magie suite aux désirs réalisés, est plutôt avant-gardiste, on ne peut pas nier qu’il s’agit de quelque chose d’innovant pour l’époque. Ca reste vraiment une très bonne oeuvre sur laquelle se pencher si on veut l’analyser ; pour un plaisir personnel, je dirais que là, tout dépend vraiment des goûts de chacun. Si vous avez attrait pour les classiques, penchez vous dessus ; si vous aimez le mouvement réaliste, pas de soucis non plus, Balzac étant une des figures du genre ; mais si vous êtes quelque peu réfractaire à tout cela, je vous conseille peut-être de passer votre chemin. Il faut quand même tenir les presque 400 pages, et si c’est un genre qui ne nous convient, avec beaucoup de descriptions, ce sera plutôt dur à faire. Il faut aussi être prêt à être dans un roman qui ne possède vraiment pas d’espoir, puisque la fin peut être évidente, mais le protagoniste n’a vraiment aucune issue, comme une fatalité.

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#19 – Throwback Thursday Livresque.

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Qui dit jeudi, dit rendez-vous hebdo’ tout doux : celui de Bettie Rose Books qui consiste à sortir un bouquin de sa bibliothèque pour chaque thème, qui sont justement assez larges afin d’offrir plusieurs propositions de lectures en passant d’un blog à l’autre. Plutôt sympa pour faire gonfler votre wishlist découvrir de nouvelles idées bouquins non ?

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Heureusement que Plouf était passée par la avec son tag « Get to know ya », sinon je serais restée plantée devant cet article, bêtement, à faire un listing de tout mes personnages préférés. Si vous avez lu ce tag, vous n’avez pas vraiment la surprise, puisque j’avais déjà donné une réponse à ce thème. Mais bon, si on retournait à l’époque baroque pour piocher dans une des oeuvres de Shakespeare ?

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Le Songe d’une nuit d’été (A Midsummer Night’s Dream) est une comédie de William Shakespeare écrite entre 1594 et 1595. La première inscription de la pièce au registre des Libraires date du 8 octobre 1600. C’est une histoire complexe dont l’action se déroule en Grèce et réunit pour mieux les désunir deux couples de jeunes amants : Lysandre et Hermia d’une part, Démétrius et Héléna d’autre part. Hermia veut épouser Lysandre mais son père, Égée, la destine à Démétrius, dont est amoureuse Héléna. Lysandre et Hermia s’enfuient dans la forêt, poursuivis par Démétrius, lui-même poursuivi par Héléna. Pendant ce temps, Obéron, roi des elfes, a ordonné à Puck de verser une potion sur les paupières de sa femme, Titania. Il entre dans la forêt avec Puck. Pendant la nuit, la confusion règne.


Et dans le lot des personnages de cette pièce foisonnante, je choisis… * roulement de tambour* …. Puck, aussi connu sous le nom de Robin Goodfellow ! Entrer dans la peau de ce bout-en-train de fée serait tellement génial ! J’admets que l’idée d’enchaîner les bourdes, plus ou moins volontairement, ne serait-ce que durant une journée, sans s’en préoccuper, est plutôt charmante. C’est un personnage haut en couleur qui n’a pas froid aux yeux, et qui parfois, a un fort répondant tout à fait plaisant. C’est vraiment l’énergie forte de cette pièce de théâtre, et avec lui, je ne me suis pas ennuyée une seconde, d’où le fait que j’aimerais prendre son rôle ne serait-ce qu’une petite journée pour faire le petit diablotin, pour jouer un peu, retrouver une âme d’enfant pleine d’espièglerie.

#18 – Throwback Thursday Livresque.

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Qui dit jeudi, dit rendez-vous hebdo’ tout doux : celui de Bettie Rose Books qui consiste à sortir un bouquin de sa bibliothèque pour chaque thème, qui sont justement assez larges afin d’offrir plusieurs propositions de lectures en passant d’un blog à l’autre. Plutôt sympa pour faire gonfler votre wishlist découvrir de nouvelles idées bouquins non ?

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Pas spécialement printemps, pour ce TBT je vous présente un livre qui signe le renouveau. 99 reprises d’un même texte afin de le renouveler, ça vous dit quelque chose ? Hé ben oui, moi quand je vois renouveau, je pense Raymond Queneau et son fameux Exercice de style !

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Le narrateur rencontre, dans un autobus, un jeune homme au long cou, coiffe d’un chapeau orné d’une tresse au lieu de ruban. Le jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s’asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrateur rencontre le même jeune homme en grande conversation avec un ami qui lui conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus. Cette brève histoire est racontée quatre-vingt-dix-neuf fois, de quatre-vingt-dix-neuf manières différentes.


Ce bouquin est un peu radotant dans le sens où, oui, lire 99 fois la même petite histoire bateau, c’est radotant, malgré les 99 différentes écritures. D’ailleurs, quelques procédés se ressemblent, et du coup ça peut être un peu lourd. Mais ça reste une « lecture » agréable, à ne pas compter en tant que roman, mais vraiment le voir, selon moi, comme une ode à l’écriture puisqu’il nous montre un fragment d’aperçu sur l’infinité de l’écriture. On peut voir le message subliminal de « soyez inventifs », afin de jouer avec l’écriture, de ne pas avoir des romans tous écrits de la même manière, d’avoir un peu d’innovation quitte  mener au loufoque.
Dans tous les cas, en guise de renouveau, Exercices de Style est tout à fait satisfaisant !

#17 – Throwback Thursday Livresque.

tbtQui dit jeudi, dit rendez-vous hebdo’ tout doux : celui de Bettie Rose Books qui consiste à sortir un bouquin de sa bibliothèque pour chaque thème, qui sont justement assez larges afin d’offrir plusieurs propositions de lectures en passant d’un blog à l’autre. Plutôt sympa pour faire gonfler votre wishlist découvrir de nouvelles idées bouquins non ?

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Les belles couvertures, ah oui qu’il en existe ! Peut-être trop pour réussir à faire un choix même, haha. Et c’est une question bien tordue à laquelle je ne savais pas réellement répondre, hésitant entre des ouvrages comme Phobos, Love Letter to the Dead, la dernière BD que je vous ai présenté, etc.. Du coup, en petite fouine que je suis, hop, je réponds au thème avec une série au final, puisque chaque couverture me rend gaga, je les dévore sans cesse des yeux. Et pour ça, une petite sélection des plus belles couvertures du manga Black Butler de Yana Toboso !

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Sebastian est majordome au service de Ciel Phantomhive, héritier d’une grande famille de la noblesse anglaise. En matière d’érudition, d’éducation, d’art culinaire, rien à redire, il est parfait. Mais ne vous fiez pas à sa distinction, si vous vous en prenez à son jeune maître, vous découvrirez sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable…?!


Si on oublie la découpe foireuse sur le côté droit, ces couvertures sont belles, et même carrément magnifiques. Dans l’ensemble, je les trouve toutes canon faut l’avouer, maaaaais ces 6 là sont peut-être celles qui m’ont le plus fait fait faire « waouh ». Vous remarquerez la double présence de Ciel, parce que je l’adore beaucoup beaucoup et que sur le tome 6 il est trop badass et les détails de malaaaade, et le tome 18 il est trop beau. Je bave devant le talent de Yana Toboso, pour vous dire j’ai même laissé un des tomes ouvert pendant deux-trois jours sur mon bureau, à une double page précise que je trouvais sublime, avec Ciel sur un jeu d’échec. J’avais du passer 20 minutes à la reluquer durant ma lecture, et une fois le tome fini, je l’ai laissé sur mon bureau. Je suis gaga de ce graphisme, et l’histoire également, c’est toujours un plaisir de retrouver les différents arcs. Présente sur une des couvertures et étant majeure dans un des arcs, je pense que le plus beau personnage dans le dessin est pour moi Sieglinde (tome 19). Les détails sont époustouflants, et elle dégage un charisme hallucinant. Même si c’est un manga très connu, je vous le conseille, il est de qualité, je l’aime d’amûr !

#16 – Throwback Thursday Livresque

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Qui dit jeudi, dit rendez-vous hebdo’ tout doux : celui de Bettie Rose Books qui consiste à sortir un bouquin de sa bibliothèque pour chaque thème, qui sont justement assez larges afin d’offrir plusieurs propositions de lectures en passant d’un blog à l’autre. Plutôt sympa pour faire gonfler votre wishlist découvrir de nouvelles idées bouquins non ?

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J’admets, j’aime bien les pavés. En soit, n’importe quel format de bouquins : courts ou longs, qu’importe ! Enfin, les 130 pages font un peu léger pour un roman, mais ça peut se tenir si c’est bien mené. Bref : de suite, avec ce thème, j’ai songé à pas mal de classiques, notamment l’intégral des Misérables qui est le plus gros bouquin que j’ai lu pour le moment. J’aurais pu, et j’ai un peu hésité, à vous le présenter, maaaais… Nah, je n’avais pas envie de vous proposer ce genre de lecture, et j’ai opté pour un bouquin de 576 pages au format poche, un bon feel good j’ai trouvé, qui n’est autre qu’Ensemble c’est tout d’Anna Gavalda.

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« Et puis, qu’est-ce que ça veut dire, différents ? C’est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes… Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences…  » Camille dessine. Dessinais plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l’existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l’idée de mourir loin de son jardin. Ces quatre là n’auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés… Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l’amour -appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu. Leur histoire, c’est la théorie des dominos, mais à l’envers. Au lieu de se faire tomber, ils s’aident à se relever.


Bien que ce soit une amie qui me l’ait conseillé, rien qu’à la citation qu’on retrouve dans le résumé m’a fait « ok c’est bon lis le, jette-toi dedans. » Et j’ai énormément apprécié cette lecture. Ce n’était pas un coup de coeur, mais vraiment un très bon moment, une bonne tranche de vie dans laquelle j’ai adoré prendre part pour faire la rencontre de ces protagonistes, et plus particulièrement Philibert. Ce bonhomme est sans doute un de mes personnages préférés littéraire, tout genre confondus. J’ai tellement ris avec lui, tellement aimé les événements, les tournures que prenaient les choses suite à ses réactions, à sa grande humanité. Le rapport au dessin qui est présent grâce à Camille est également très intéressant et très beau, mais j’ai tout de même trouvé ce personnage trop effacé, ou du moins, trop « vague » et triste. Tout comme Frank au final qui reste ancré dans une certaine colère. Ces deux sont un peu trop figés dans leurs sentiments je pense, et j’ai surtout vu une évolution chez Philibert, ou plutôt : elle est beaucoup plus marquée et donne donc l’impression que les autres sont restés au même stade qu’avant, à quelques choses près. La fin m’avait un chouille déçue, juste parce que je voulais une tournure différente haha, mais je l’ai très vite acceptée puisqu’elle résumait au final les aléas de la vie et surprenait assez le lecteur tout de même. Alors oui il y a des passages très durs, mais j’ai trouvé que globalement, c’était un feel-good, en totu cas pour moi qui ait eu une bouffée d’air en le lisant. De beaux passages, une belle et agréable écriture, ne pas hésiter et au moins le tenter, les personnages hauts en couleur sont l’atout charme du bouquin !

#15 – Throwback Thursday Livresque.

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Qui dit jeudi, dit rendez-vous hebdo’ tout doux : celui de Bettie Rose Books qui consiste à sortir un bouquin de sa bibliothèque pour chaque thème, qui sont justement assez larges afin d’offrir plusieurs propositions de lectures en passant d’un blog à l’autre. Plutôt sympa pour faire gonfler votre wishlist découvrir de nouvelles idées bouquins non ?

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Un livre jamais chroniqué sur votre blog et pourtant apprécié

Petite truande de la vie que je suis, je ne vous propose pas un, mais deux livres aujourd’hui ! Hé bah voui, parce que si vous me suivez depuis le début, et bien vous vous souvenez peut-être qu’avant d’être Récolteuse, j’étais sur Lit Thé Râle. Du coup, pour répondre à ce thème, j’ai sélectionné deux romans que j’ai lu du temps des deux blogs, que j’aurais bien pu chroniquer mais dont j’ai gardé l’avis pour moi. Bah ouais, cherchez pas, des fois c’est galère de faire des chroniques.. Et des fois j’oublie, haha.

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_____________________ Résumé de Veronika _______;______  Résumé de  l’Incolore Tsukuru Tazaki

Lorsque j’arpentais la blogo depuis Lit Thé Râle, j’ai tenu entre mes mains quelques ouvrages de Paulo Coelho, trois pour être précises. J’ai découvert l’auteur grâce à l’Alchimiste, enchaîné avec le Démon et Mademoiselle Prym, puis enfin, Veronika décide de mourir, qui fut mon préféré, je dirais même un coup de coeur. Je crois que je n’osais pas écrire mon avis dessus de peur d’être maladroite, puisqu’on retrouve Veronika qui souhaite se suicider par lassitude de sa vie monotone, qui rejoint alors un asile. Elle y rencontre certaines personnalités, dont Eduard, schizophrène, qui lui apporte beaucoup. Le roman est dramatique puisque l’envie de mourir présente au début disparaît, amenant à une volonté de vivre intense, bien qu’elle apprend qu’elle est condamnée. Je ne peux trop vous en dire, puisque je me rends compte que je n’en ai malheureusement gardé que peu de souvenir, bien que je sois habitée par le fait que je l’avais adoré, que ce roman m’avait vraiment retourné. Il y a un message très fort dedans, avec des remises en question sur ce qu’est la normalité, le tabou du suicide, etc. Vous en parlez aussi maladroitement me chiffonne, alors je pense que vous aurez un jour une chronique dessus pour réparer tout cet approximatif. 8.8 Mais d’ici, je vous encourage à le lire, un ouvrage court mais puissant !

Pour ce qui est de l’Incolore, je l’ai lu en janvier/février, et je pense qu’il s’agit d’un de mes Murakami préféré. Là encore, je n’ai pas osé, pour simple raison que Murakami est selon moi un auteur assez dur à aborder, je ne sais jamais comment donner mon avis sur ses romans. Sans faire exprès je vous fais une petite thématique « mort » (oui très gai, j’ensoleille votre journée… ) puisque Tsukuru Tazaki a longtemps songer à mourir. Eloignement, perte, rejet total, une certaine monstruosité de l’être humain que l’on comprend peu à peu, une injustice. La relation entre les individus dans ce roman est très intéressant, il y a du détachement amenant à une solitude, puis des retrouvailles nostalgiques, poignantes, ou insipides. On voit qu’entre certains personnages, le temps à couper les liens, mais qu’entre d’autres quelque chose de fort réside. Vous avez-là un roman qui vous fait du bien mine de rien, exposé face à la réalité de la vie, à savoir que les liens ne sont pas toujours éternels, qu’il y a des gens qui ne sont que de passages dans votre vie. De ce fait, même s’ils ont signifié beaucoup dans votre vie mais qu’ils l’ont quitté subitement, sans explications, il faut savoir l’accepter et non rester abattu dessus puisque ce sont des aléas, et il faut garder ce que cette personne vous a apporté, sans regretter ce qu’elle ne vous apportera plus. C’est apprendre à accepter ce que l’on a, ou ce que l’on a eu, sans vouloir toujours posséder plus, surtout dans les relations humaines.
Si vous venez à lire ce roman, je tiens à préciser que la fin est déroutante, j’ai au début eu le sentiment de quelque chose d’inachevé, je suis restée sur ma faim, là justement je voulais plus, trouvant ça trop subite. Mais j’ai appris à l’apprécier en laissant s’écouler les jours, puisque ce livre m’a mis dans une état d’acceptation, et ce n’était au final qu’une succession de moments de vie, et cette fin voit un apaisement total.

Quant à vous, dites-moi tout ! Avez-vous lu ces deux romans ? Et lesquels avez-vous aimés, sans pour autant les chroniquer ? 

#14 -Throwback Thursday Livresque.

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Qui dit jeudi, dit rendez-vous hebdo’ tout doux : celui de Bettie Rose Books qui consiste à sortir un bouquin de sa bibliothèque pour chaque thème, qui sont justement assez larges afin d’offrir plusieurs propositions de lectures en passant d’un blog à l’autre. Plutôt sympa pour faire gonfler votre wishlist découvrir de nouvelles idées bouquins non ?

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Mais quel thème, je vous le demande ! Et puis, bam, j’en profite : en voyant ce sujet, j’ai tout de suite pensé à ma copinaute Cami (vous avez pigé que je l’aime beaucoup je sais, mais la diffusion d’amûr ne fais jamais de mal hihi), parce qu’elle est féministe ! Hé bah voui ! Du coup, comme elle s’est lancée dans le TBT, elle pourra sans doute vous faire découvrir un super ouvrage. ♥ Pour ma part, je pioche dans un de mes classiques chouchou, avec l’une des soeurs Brontë…

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Orpheline, Jane Eyre est recueilli à contrecœur par une tante qui la traite durement. Placée dans un orphelinat, elle y reste jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Elle devient alors institutrice dans une famille et tombe passionnément amoureuse du père de son élève. Un amour partagé, auquel elle résistera d’abord. Mais son sentiment, plus fort que tout, aura raison de ses incertitudes.


Je pense que j’aurais pu prendre n’importe quel roman de la famille Brontë pour ce thème, tant elle est considérée comme avant gardiste. ( mais devant reprendre la lecture des Hauts et n’ayant pas lu Anne, je reste avec la chère Charlotte. ) Déjà, les trois soeurs ont publié sous un nom d’homme, car leurs idées n’aurait jamais été acceptées si elles venaient d’une femme, c’était tout simplement impensable. Pour l’anecdote, Charlotte essaya de publier un roman avant Jane Eyre, mais il fut refusé par sept éditeurs, donc vous imaginez un peu le numéro. De ce que j’en sais sans pour autant l’avoir lu, on retrouve la revendication aussi présente chez Austen : la femme possède le droit de choisir son mari, avec un droit à l’amour véritable et au bonheur. Les entraves financières et familiales ne doivent justement pas les en empêcher. Ici, Jane, ce n’est pas seulement le droit à l’amour mais également au travail : elle fait son bout de chemin, choisit son travail, et bien que censée dire oui à son maître sans broncher, obéir bien sagement, elle pourrait être à certains moments désinvolte. Ses réponses peuvent faire grandement rire le lecteur, mais pour son interlocuteur, il s’agirait d’un manque de respect et d’un grand dédain. Courageuse, Jane Eyre revendique sa condition, ne se laisse pas opprimée, ne se leurre pas dans le mensonge. Un roman à lire et à relire pour une femme à la tête haute !

#13 – Throwback Thursday Livresque.

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Thème pas forcément des plus simples, j’allais me rabattre sur ce cher et tant aimé Sherlock Holmes, passionné de violon, quand mon cerveau se décida a reconnecter ses neurones entre eux pour me faire lâcher un « mais oui bien sûr ! » en me rappelant d’un roman qui parle… Bah musique, vous l’aurez deviné. Petit tour dans le passé, partons pour Berlin en 1942 !
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Berlin, 1942. La guerre s’enlise, et les Allemands commencent à sentir que l’issue ne sera pas victorieuse. Joseph Goebbels, ministre de la Propagande, cherche un moyen de remonter le moral de la population. Et quoi de plus joyeux que le jazz ? Mais, considéré comme une « musique dégénérée » ou « musique de nègres », il est interdit par le régime. Le ministre ordonne donc que l’on crée un groupe de « musique de danse accentuée rythmiquement », un jazz qui valoriserait les thèses aryennes. Le vieux pianiste Wilhelm Dussander est à la retraite depuis que les membres juifs de son groupe ont été arrêtés. S’il estime que la politique n’est pas l’affaire des musiciens, il n’a jamais aimé les nazis. Pourtant, lorsque Goebbels le sollicite pour monter le groupe qu’il appelle de ses voeux, Dussander n’a d’autre choix que d’accepter…


Et comment ressortir un bouquin lu il y a maintenant 4 ans ! Pour tout vous dire, j’ai entamé ce roman remplie d’appréhension. Les récits sur la seconde guerre mondiale, j’en avais par dessus la tête, je voulais autre chose. A ce moment là, je faisais partie d’un petit « prix littéraire » au collège, où il y avait une sélection de 5 bouquins, et celui-ci ne me disait tellement rien que je l’avais gardé en dernier… Hé bah au final, il s’est révélé être mon préféré. (bon, ex-aequo ou un tout chouille supérieur avec Mary Tempête d’Alain Surget. ) Le programme scolaire ne s’attardant pas sur la place de la musique durant la guerre, outre certains chants comme celui des Partisans, cette approche avait su me plaire et est traitée avec beaucoup de justesse. Le résumé vous donne le ton avec le régime allemand qui interdit le jazz, mais qui le renomme comme « musique de danse accentuée rythmiquement », histoire de se l’approprier et de montrer l’illogisme du procédé. Vous pouvez vous attendre à de l’humour, et de la bonne humeur. Car Swing à Berlin, c’est une détermination, une passion pour la musique avec certes des passages difficiles où comme tout être humain, il y a volonté de baisser les bras, la fatalité qui nous frappe de plein fouet surtout avec pareil contexte. Mais la passion insuffle une vitalité plus forte que tout. Vous avez peut-être des chances d’aimer l’histoire de Christophe Lambert si vous avez apprécié le film Le Pianiste.

#12 – Throwback Thursday Livresque.

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Le choix est dur quand on a plusieurs livres préférés. Vous vous rappelez sans doute du coup de coeur absolu de 2016 que je me ferais le plaisir d’acheter pour l’avoir dans ma bibliothèque tant je l’ai aimé et tant je voudrais le relire ! Maaais, je sais que je reviens vite aux mêmes bouquins, faute de trop les aimer, faute de focaliser dessus. >< Alors aujourd’hui, je vous en présente un que je suis sûre de relire, et dont je ne vous ai jaaaamais parlé !

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À travers la destinée extraordinaire de Gwynplaine, l’Homme qui Rit, Victor Hugo brosse un tableau épique de l’aristocratie anglaise des années 1700. À la fois roman d’aventures, exposé historique et social, drame injouable et poème visionnaire, ce roman est le plus fou de tous ceux de Hugo. C’est aussi le plus riche des obsessions de son auteur. Le bateau pris dans la tempête, le pendu servant de vigie, la cabane-théâtre des saltimbanques, les tirades philosophiques d’Ursus, les machinations du traître, la chirurgie monstrueuse, le portrait de la princesse perverse, l’or des palais et le scandale à la Chambre des Lords sont, plus que des morceaux de bravoure, des morceaux d’anthologie.


Déjà, notez la vieille édition que je possède. Même si pour les TBT je ne prends pas de photo, je me débrouille pour vous dégoter LA couverture que possède l’édition que j’ai lu, qu’il m’appartienne ou que je l’ai emprunté. (maniaqueries bonjour) Précision inutile mais pour l’édition Nelson, il s’agit d’une couverture papier, et en dessous il y a une couverture sobre mais tellement jolie. Enfin bref, ce roman, c’est une pépite, mon préféré de Victor Hugo pour l’instant. ( j’avais adoré les Mis’ mais alors lui, encore plus ! ) Gwynplaine et Dea sont tout simplement renversants, l’histoire d’amour est sublime, elle doit faire partie de mon top trois des plus belles relations ( ce top mérite réflexion d’ailleurs haha. ), tellement d’injustice d’un côté et de l’autre d’humanité. Un chef d’oeuvre comme savait les faire Hugo ! Pour sa beauté, je pense donc le relire, mais également parce que j’ai été énormément désarçonnée lors de ma lecture par l’importance de la politique anglaise dedans. Et j’admets, des moments sont fichtrement rebutants, il faut être prêts à lire plusieurs pages d’affilées remplies de noms ainsi que leur statut. ( c’est un dur passage à braver lorsqu’on arrive dans les Chambre des Lords, après ça va quand même mieux, je vous rassure. ). Si comme moi vous n’êtes pas politique, et encore moins passionné par l’aristocratie anglaise des années 1700 haha, vous allez être lésés pour sûr, mais dans ce cas : attardez-vous sur tout le reste, c’est d’une magnificence. Il faut aimer les longueurs d’Hugo, ses grandes descriptions avec parfois des répétitions redondantes pour ce que représente tel personnage aux yeux d’un autre, afin d’appuyer la force de leur relation, mais j’espère vraiment que si vous le lisez, vous serez transcendé par la beauté de cette histoire, par sa recherche et toujours, par la critique de l’auteur.

#11 – Throwback Thursday Livresque

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augrandairAu grand air. 

Des envies de voyage avec ce thème. On peut y mettre pas mal de choses pour ce sujet. Pourquoi pas Ronbinson Crusoé, pourquoi pas des bouquins au thème roadtrip, pourquoi pas le Vieil Homme et la Mer ? Si vous souhaitez vous dépayser, quoi de mieux que le TBT de cette semaine ! Personnellement, je vous emmène pour une vie quelque peu solitaire. Prêts ?

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Révoltes et moments de grâce, espérance et désespoir sont le lot de ceux qui changent de vie. Il en est ainsi de Laurence Ink, jeune Française partie au Canada chercher un ailleurs..Un dur apprentissage et une révélation…Aventurière des nouveaux mondes, Laurence chemine, au cœur des territoires du Grand Nord, avec passion, à la découverte de son être. Destin rebelle à la démesure des paysages traversés..immaculés et vastes lacs gelés, terres vierges illimitées, éblouissantes aurores boréales.Plus qu’un livre sur la nature, une authentique expérience intérieure..Une méditation sur l’identité et la solitude, un message d’espoir à tous les prisonniers de la grisaille!


Vous voulez de l’air ? Du grand air ? Alors j’espère que vous aimez l’air froid, parce que je vous donne rendez-vous au Canada ! Quelqu’un m’avait prêté ce livre en pensant qu’il pouvait me plaire, et elle n’a pas eu tort. Ce roman est une très belle découverte où on rencontre cette jeune femme, décidant de s’isoler de cette société où il est très facile de se sentir mal, de ne plus prendre le temps de vivre, pour se retrouver avec elle-même. Retour à la vie sauvage, en un sens, puisqu’elle apprend à subvenir à ses besoins seule, à survivre si vous voulez. C’est un retour aux sources, au plaisir des choses simples, des détails, prendre du temps pour soi et se faire plaisir. Je le recommande vivement pour prendre un point de vue différent sur notre quotidien, sur cette société oppressante, et de l’importance d’une ou plusieurs ruptures dans nos vies afin de se donner rendez-vous avec soi-même. Afin de, parfois, partir pour survivre.

Avez-vous lu ce roman de Laurence Ink ? Vous tente-t-il ?