Les bulles : Silver Wolf, Blood, Bone, tome 1 de Tatsukazu Konda & Shimeji Yukiyama.

Je n’ai pas l’habitude de vous présenter des mangas sur le blog. A l’exception de Black Butler et d’Ajin, je crois qu’aucun n’est passé sur mes touches de clavier pour en faire un avis construit. Les bulles dominent le blog en ce moment, c’est ce dont j’ai le plus envie de lire ces temps-ci, sans doute pour un côté rapide pas prise de tête, allez savoir. Mais bref, pour le coup, ma faiblesse aura contribué à découvrir un manga vraiment très, très, très prometteur. J’exagère à peine.

Faiblesse ? Quelle est-elle ?

Il m’a suffit d’un bandeau où était inscrit le nom de la grande déesse première du nom, Hiromu Arakawa ( mangaka du célèbre Fullmetal Alchemist, mais aussi d’Arslan, entre autres. ) qui recommandait ce titre. Je lui fais une confiance aveugle, et je m’en suis bien sûr emparé de suite. (puis il faut reconnaître que la couverture est CANON. Les reflets argents sont à baver.)


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Hans Vahpet, dit « Silverwolf », célèbre chasseur de vampires, est sollicité pour enquêter sur de mystérieuses affaires où les victimes sont désossées. L’occasion pour cet ancien héros de remplir une dernière mission… Cela fait dix ans que les vampires ont été exterminés du monde.Depuis, il coule des jours paisibles en compagnie de Cocowill, une jeune demi-vampire que Hans a recueillie.
Mais aujourd’hui, un autre type de monstre fait son apparition. Cette espèce a la particularité de ne se nourrir que des os humains, laissant de côté les chairs, les organes et le sang. Face au nombre croissant de victimes, la police, complètement dépassée, demande de l’aide à Hans.


Récolteuses et récolteurs, si vous êtes des élèves modèles, par quoi commence le plus fréquemment la Récolteuse lors des chroniques bullesques ? Le graphisme, tout juste ! Continue reading « Les bulles : Silver Wolf, Blood, Bone, tome 1 de Tatsukazu Konda & Shimeji Yukiyama. »

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TAG ∴ Pile à lire

Résultat de recherche d'images pour "tsundoku".

Au lieu de vous présenter ce que je lis, aujourd’hui, je fais la formule inverse : je vous fais découvrir ce que je ne lis pas, mais qui attend de l’être. (et parfois, des attentes de plusieurs années, hahum.) PAL ou tsundoku, j’ai ma préférence pour le japonais, je vous guide par la main vers elle et quelques titres que je possède. Il y avait cet article qui a ouvert 2018 avec mon maigre objectif de diminuer d’au moins une douzaine de livres le mastodonte de mots qui trône dans ma chambre où je vous en faisais déjà découvrir quelques uns. ( d’ailleurs, j’en ai lu… 3, avec un 4e d’entamé, voilà. ) Comme j’ai un certain nombre au compteur, je me suis dis que j’allais piocher dans des noms dont je ne vous avais pas encore parler. J’ai essayé de représenter un peu le bordel de la bête — appelons ça de manière détournée son vaste choix, hein, pour qu’il y en ait pour tous les goûts !

Je remercie Ada qui m’a gentiment proposé de reprendre ce tag, ce fut plutôt amusant de m’asseoir devant ma PAL à lorgner tous les titres dont elle recèle !


1. Combien de livres comporte ta PAL ?

Après avoir compté grossièrement, parce je dois bien avoir quelques livres qui trainent hors de ma PAL même, je dirais autour de 85. C’est pour ça qu’il faut que je dompte la bête, je ne veux absolument pas franchir la barre des 100.

Résultat de recherche d'images pour "l'ombre du vent"2. Quel classique de ta PAL as-tu le plus envie de lire ?

Actuellement, le classique à proprement parler qui me fait le plus envie, c’est le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier. Mais j’avais dis que je ne voulais pas faire redite des livres que j’avais déjà présenté en vue de baisser cette dite PAL, alors j’opte pour un autre titre qui me fait très envie, bien que je ne sais pas si on peut le nommer de classique (enfin, sa renommée le rend déjà classique en un sens. )
Donc je tire donc de tout mes bouquins l’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon, dont j’ai entendu beaucoup de bien.

3. Le premier tome d’une série/saga/duologie/trilogie, etc. Continue reading « TAG ∴ Pile à lire »

De la BD au livre ; Le Joueur d’échecs, de Stefan Zweig.

Ce n’est pas faute d’avoir entendu parler de Stefan Zweig (et pas qu’un peu), mais je ne m’étais jamais penchée dessus. Pourtant, j’en avais envie, mais je ne sais pas, je ne l’ai pas fais. Et c’est en cherchant des bandes-dessinées et ayant vu cette adaptation toute récente sur un présentoir que je me suis lancée. Alors, oui, plutôt dommage de commencer par une adaptation que par l’original, mais tant qu’on entre en matière, mieux vaut ça que rien, non ?


Le Joueur d'échecs

1941. Dans les salons feutrés d’un paquebot en route pour l’Argentine, le champion du monde d’échecs affronte lors d’une ultime partie un aristocrate viennois, dont l’incroyable maîtrise du jeu est née dans l’antre de la tyrannie.
Cette dénonciation poignante et désespérée de la barbarie nazie est le dernier texte écrit par Stefan Zweig avant son suicide.


Suite au titre, je me demandais ce qu’on pouvait faire d’intéressant, au sens qui garde l’intérêt du lecteur non-féru d’échecs, durant toute une histoire sur ce thème. Hé bien, que de surprises ! La lecture du résumé m’a intrigué, je me suis imaginée tout un tas de trucs d’ailleurs : un membre SS qui planifie ses crimes sur le modèle d’un jeu d’échecs ? Une torture incongrue en forçant à jouer inlassablement aux échecs ? Avec la deuxième, mine de rien, je n’étais pas loin, mais je n’en dirais pas plus. Mais concilier montée du nazisme et échecs, voilà qui était surprenant et n’en fallait pas moins pour donner envie de découvrir cette intrigue.

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Les bulles : Je suis un enfant qui tue des gens.

La blogosphère m’a présenté cette bande-dessinée (si vous l’avez chroniqué, manifestez-vous, je ne sais plus grâce à qui je l’ai découverte !) dont j’ai gardé le nom précieusement dans un coin de ma tête, intriguée par cette phrase qui me sert de titre, qui était la quatrième de couverture de l’ouvrage, et le « titre » du premier chapitre. Je n’avais pas prévu de la lire de suite, mais en farfouillant dans les boîtes de la bibliothèque, elle m’est arrivée entre les mamines alors que je cherchais tout autre chose… Et je me suis dit qu’après tout, pourquoi pas maintenant. Alors je suis repartie… Avec Un léger bruit dans le moteur. (d’après un roman de Jean-Luc Luciani, le scénario par Gaët’s, et des dessins gribouillés par Jonathan Munoz.)


 

Dans un village isolé où la moindre voiture qui passe est l’objet d’émerveillement, une série de meurtres horribles est perpétrée. Un récit à la première personne d’un enfant meurtrier.

 

 

 


 

Cette couverture est vraiment sympa : elle attire l’œil, intrigue parce qu’elle surprend, et on a envie de s’y plonger. Les phares de la voitures et leur lumière jaune-orangée donnent quelque chose de chaud, qui renforcent l’acier du couteau positionné au centre. Placé in medias res, qu’arrivera-t-il au conducteur de la voiture ? Pas de détours, pas de secrets, on sait qui est ce gosse, ce qu’il fait. Reste juste à savoir jusqu’où il va.

Tout ça à travers ses yeux, ses pensées. Le lecteur est projeté dans le corps d’un meurtrier, d’un enfant meurtrier. Déstabilisant et dérangeant, on est contraint à penser les mêmes choses que lui. On est vraiment amené à ce point de vue enfantin par un langage très cohérent, qui nous fait grincer des dents puisqu’on a certaines bases grammaticales et qu’on ne se permet pas de dire « je fais qu’est-ce que je veux » par exemple ; par les dessins que l’enfant réalise, comme « journal des meurtres » en un sens ; cet ensemble nous projette à redevenir enfant en un sens, à devenir ce gamin qui, de fil en aiguille, on va comprendre, et peut-être atténuer son étiquette de meurtrier. De là sort la question majeure de la BD : légitime, ou non ?
En effet, ce village, trou paumé où personne ne passe sauf s’il y a besoin d’un verre d’eau lors d’une chaleur accablante ou quand il y a un léger bruit dans le moteur, c’est un ramassis de gens plus pourris les uns que les autres. Quelques éléments noirs de notre société à l’échelle d’un microcosme. Cette BD fait quand même ressortir la part sombre qui est en nous, et nous amène aux pensées faciles où l’on se dit qu’untel ne mérite pas meilleur sort que celui qui lui est réservé par notre protagoniste. C’est le sentiment étrange que j’ai eu (peut-être la catharsis par la BD, allez savoir) : de devenir complice voire meurtrière en approuvant certains de ses gestes. Entre  viol, profit sur les morts, rancœur qui guide à la vengeance et à un meurtre organisé par la quasi totalité du village… Oui, on en viendrait à comprendre cet enfant au couteau.

La diégèse de cette BD ne porte pas meilleur attribut que pourriture, vraiment. C’est le village de l’immoralité. Faut quand même être accroché pour la lire, parce que ce n’est plus tant les crimes qui sont choquants mais la mentalité de ce visage qui les amènent à de tels actes.
Il n’y a qu’un personnage auquel on est apte à « s’attacher », ou en tout cas, à ressentir quelque chose pour (quelque chose de positif, j’entends).  Tout simplement parce que malgré tout ce village qui devient victime, l’un ou l’une de ses habitants l’est bien plus que les autres.

Côté dessin, l’emploi des couleurs retranscrit très bien l’atmosphère : c’est sombre, mais ne tirant pas sur les gris et les noirs, mais sur le marron. C’est boueux. C’est sale.
Avant même de lire la bande-dessinée, je l’avais feuilletée, et je me suis dis que ça n’allait juste pas le faire parce que je trouvais le trait laid. Mais c’est une adéquation parfaite à l’histoire. Ca vous est déjà arrivé de lire une BD, et de vous dire que ça n’aurait jamais pu être un autre type de dessin ? C’est exactement ce qui se passe ici. Une fois en plein dans la lecture, le dessin se marie tellement à ce qui se passe, les traits retranscrivent horreur et méchanceté, c’est très propre aux personnages. Le mélange entre très détaillé et flou/estompé est intéressant. C’est contradictoire et je ne saisis pas bien comment les deux se rejoignent si bien dans cette BD, mais en tout cas c’est une patte qui se singularise des autres types de dessin.

Je n’ai pas grand chose à rajouter sur cette BD, c’est tout simplement un cumulus d’adjectifs du type malsain, violent, ou encore dérangeant. (je n’ai que ce mot à la bouche, mais j’ai vécu la BD comme ça haha, je n’arrive pas à m’en défaire !) Cet ouvrage est plus pour un public avertit, mais vous devez vous en douter au vue de ce que j’en ai dit. Je vous la dépeins comme un le ramassis d’une humanité perdue, mais il y a un vague espoir à la fin, une sorte de prise de conscience. Ca ne pardonne pas tous les actes commis mais c’est la preuve d’une évolution. C’est avant tout une expérience qu’il faut être prêt à vivre, et je ne pensais pas que ce serait possible par le biais d’une  bande-dessinée.

#2 – L’art en livres

artenlivres

Le premier numéro avait suscité pas mal d’engouement, ce format vous avez plutôt séduit semblait-il. Ce deuxième numéro a mis du temps à voir le jour, mais le voici !
Je ne me suis pas encore attaquée aux tableaux, sculptures ou autre : je reste dans la photographie avec à la fin une illustration, donc voyez ça comme un glissement dans une nouvelle forme d’art avant d’entremêler un peu le tout !
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir des artistes par le biais des couvertures. Toutes ces images (sauf la dernière) ont été trouvé par pur hasard, je vagabondais de-ci de-là la toile, je découvrais des artistes, et puis la petite ampoule s’est allumée en me rappelant une couverture déjà aperçue. C’est drôle parfois, ces liens, ces ressemblances sans que les deux œuvres ne soient en rapport.

N’hésitez pas, si les photos si jointes vous rappellent d’autres œuvres, à me partager leur titre !

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Ca faisait un bout de temps que je traînais cette photo de Joshua Pestka dans mes captures d’écran, parce que la connection s’est fait directement avec Viser la lune d’Anne-Fleur Multon. Le sourire, la coiffure, le visage tout simplement. Un livre que je n’ai pas encore lu, mais l’avis de Camille m’avait fortement encouragé à le découvrir ! En tout cas ces deux images sont très pétillantes, j’ai vraiment l’impression de voir le personnage centrale de la couverture du roman qui a prit vie ! Continue reading « #2 – L’art en livres »

« C’est l’authentique qui balafre le réel »

La lecture de ce livre a été assez compliquée, pour dire vrai. Deux semaines l’ont étiré – en partie suite aux cours qui me l’ont fait mettre de côté, ce qui m’a cassé la magie de retrouver un Baricco. Mais aussi parce que j’avais l’impression de découvrir la lecture, d’affronter mon tout premier bouquin, et pas le plus simple : moi qui adore les digressions de l’auteur, là, j’étais larguée. Alors je ne sais si c’est cet état un peu chaotique qui m’a porté sur ces deux semaines ou si c’est ce roman d’une certaine complexité – tout de même trois récits enchâssés en même temps – qui nécessitait de prolonger le temps, mais en tout cas, j’ai fini ce roman perdue. Je ne savais pas quoi en penser le sourire aux lèvres. La même magie baricéenne (c’est un peu moche, cet adjectif), mais c’était tellement de rues prises que je me suis un peu égarée en cours de route, pour finalement être ébaubie.


Couverture du livre : City

D’abord le titre. Une ville. Pas une ville précise. Plutôt l’empreinte d’une ville quelconque. Son squelette. Je pensais aux histoires que j’avais dans la tête comme à des quartiers. Et j’imaginais des personnages qui étaient des rues, et qui certaines fois commençaient et mouraient dans un quartier, d’autres fois traversaient la ville entière, accumulant des quartiers et des mondes qui n’avaient rien à voir les uns avec les autres et qui pourtant étaient la même ville. Je voulais écrire un livre qui bouge comme quelqu’un qui se perd dans une ville. Des personnages – des rues – il y en a beaucoup : il y a un coiffeur qui le jeudi coupe les cheveux gratis, il y en a un qui est un géant, un autre qui est muet. Il y a un petit garçon qui s’appelle Gould, et une fille qui s’appelle Shatzy Shell (rien à voir avec celui de l’essence). Il y a aussi dans City deux quartiers, assez vastes, un peu décalés en arrière dans le temps. Il y a une histoire de boxe, et il y a un western. Le western, c’est quelque chose à quoi je pensais depuis des années. J’étais toujours là à essayer de m’imaginer comment diable on pouvait bien faire pour écrire la fusillade finale. Quant à la boxe, là c’est un monde dingue, superbe. Si en plus tu es quelqu’un qui écrit, tôt ou tard tu y viens. Mieux vaut tôt, me suis-je dit. (A. Baricco )


J’ai eu besoin de laisser mûrir mon avis sur ce livre avant de rédiger le moindre mot de cette chronique. J’ai aussi eu besoin de l’aiguiller : besoin de l’avis des autres pour fixer mon opinion. Sauf qu’en réalité, il n’y en a pas tant, de chroniques sur ce livre. Ca m’a amené à me décider, à essayer de rendre compte autant que possible de mon ressenti – ce qui sera sûrement fouillis – pour diffuser un peu cet ouvrage qui n’est pas le plus connu de cet auteur.

Avant tout, si mon avis me semble déjà fouillis avant même qu’il ne soit écrit, c’est parce que le livre semble l’être tout autant — trois histoires s’enchâssent, qui paraissent décousues et sans liens mais qui se dessinent comme des rues qui se rejoignent ; si je me suis sentie perdue à la lecture, c’est bien parce que l’auteur « [voulait] écrire un livre qui bouge comme quelqu’un qui se perd dans une ville. », ce qui est pleinement gagné.  City, avant d’être un roman, est une expérience à vivre. C’est génialement troublant ; merveilleusement éprouvant ; intelligemment absurde. Continue reading « « C’est l’authentique qui balafre le réel » »

Les bulles : L’Ecorce des choses.

Si j’ai bien un conseil à vous donner, c’est de vous laisser tenter par les présentoirs de vos bibliothèques. J’avais pu découvrir Satanie de cette manière ; cette fois, c’est l’Ecorce des choses de Cécile Bidault. Les couvertures rouges attrapent facilement mon regard semblerait-il (disons que pour les deux, on est sur du rouge intense, facile.), mais surtout ce graphisme doux et mignon, ainsi que son nom poétique.
Si c’est un conseil — ou plutôt un encouragement que je vous donne, c’est bien parce que faire aveuglément confiance aux bibliothécaires peut avoir du bon. On peut tomber sur des petites merveilles, comme c’est le cas ici.


C’est l’histoire d’une petite fille privée de sa voix.

Dans un monde qu’elle perçoit comme un gigantesque aquarium, elle va trouver refuge au pied d’un arbre, lieu de ses rêveries et de ses parties de jeux, mais aussi de sa rencontre avec un petit garçon mystérieux.

Laissez-vous immerger dans le récit d’une petite fille qui tâche de s’affirmer autrement que par la parole…

 

 


Vous le saviez, vous, que la Langue des Signes était interdite pendant un long moment ? Et qu’en 1970, elle l’était encore ? Dès la préface, on est mit dans le bain et on apprend quelque chose, qui pour moi est aberrant, j’ai du mal à concevoir comment et surtout pourquoi on oppresse encore plus des personnes en leur supprimant un moyen d’expression… Continue reading « Les bulles : L’Ecorce des choses. »