Mon rapport à… Fullmetal Alchemist.

Fullmetal Alchemist y Brotherhood se estrenan en Netflix ...

Des mois d’absence, encore. Mais je débarque avec mes gros sabots, cette fois, bien décidée à changer la donne, déterminée à ne pas délaisser l’aventure de La Récolteuse de mots, engagée à ne pas vous lâcher, la niak pour bouquiner et surtout, partager.
Et quoi de mieux que de revenir avec un oeuvre culte dans l’univers des mangas ? Aussi culte à titre personnel : Fullmetal Alchemist est un titre décisif pour moi, qui a été extrêmement formateur. Poursuivre la lecture de « Mon rapport à… Fullmetal Alchemist. »

A contrecourant : mon rapport à… Phobos, de Victor Dixen.

Vous est-il déjà arrivé de ne pouvoir abandonner un livre, une saga, ou n’importe quoi, tout simplement parce que quand vous débutez quelque chose : vous aimez le finir ? Si oui, vous est-il déjà arrivé d’aller au bout jusqu’à atteindre un certain stade de… sado-masochisme ? Y comprendre : se forcer devient synonyme de souffrance, mais assez jouissif parce que vous cracher sur cette chose, source de tant de haine, tout votre venin. En entamant le tome 4 de Phobos, le dernier ( espérons le, toute « bonne » (et mauvaise chose) a une fin non ? En tout cas c’est parfois mieux. ) de cette série, je savais que j’allais titiller sur beaucoup d’aspects. Plus les pages se succédaient, plus ma sœur a dû m’entendre râler, que dis-je, pester contre cette brique de 650 pages. Disons qu’elle avait subi le même supplice juste avant moi, donc mes pensées se sont vocalisées tout naturellement… et ont été à l’origine de moment vipère et fou rire. ( c’est mal, mais faut pas prendre ses lecteurs pour des bouseux non plus. sorry not sorry )

Après cette introduction qui donne déjà le ton – bien que ce ne soit que l’apéro, je vous préviens, je vous propose spoilers à volonté autant sur Phobos que sur une autre saga de Dixen avec laquelle je fais parallèle, une certaine méchanceté je le reconnais ( mais principalement un énervement assez marqué ), un truc fouillis semi-organisé. Je m’axerai principalement sur le dernier tome, tout simplement parce que c’est celui que j’ai le plus en mémoire, mais je vais essayer d’englober la saga.
Si vous n’êtes pas prêt à du rentre dedans, à du venin, à peut-être un incendiaire (oh le parallèle avec Léonor quand elle était enfant ! ) alors cessez cet article tout de suite. J’en ris en rédigeant ces lignes, c’est ma part mauvaise qui ressort et j’en ai conscience, mais il faudrait peut-être remettre les points sur les i.

Alors, prêtes et prêts pour un voyage sur Mars ? Je vous préviens, pas de cucul la praline version pionniers avec moi, mais plutôt du Serena McBee, la grande tyrannique.
Mais avant cela, petit détour côté auteur et bibliographie…

 

 

Image associée
C’est par ce sourire enjôleur et ce geste des lunettes que je suis tombée dans les pommes : nos regards se sont croisés à travers ces verres teintés; le coup de foudre assuré.
Victor Dixen et moi : une apparente amourette. 

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Alessandro Baricco, ou le nom que je peux enfin mettre sur l’idée d’auteur préféré.

Début des vacances hivernales, et bien que j’ai plusieurs chroniques à rattraper, c’est ce titre (un peu trop) long que je préfère pianoter sur mon clavier. Rubrique ayant vu le jour par un pur hasard fin Juin, j’avais très envie de vous raconter mon rapport à un nouvel auteur, et croyez moi que j’avais déjà quelques petites idées. Mais c’est de Baricco dont je souhaitais le plus parler. Ce monsieur qui me fascine à un point inimaginable. Beaucoup d’entre vous, en lisant le premier numéro qui était sur Victor Hugo, ont pensé que ce dernier était mon auteur préféré. J’ai songé de même un moment donné, peut-être est-ce celui que je préfère dans les auteurs dits « classiques », mais il n’a pas récolté mon petit cœur de lectrice comme l’a fait Baricco. Il s’est imposé à moi comme le plus beau des hasards. Je pensais presque ne jamais pouvoir deviner ce qui faisait d’un auteur notre chouchou, surtout en voyant certains blogs qu’on associe presque immédiatement à un auteur ( Oui, je pense à toi Ada avec Albert Camus ! ). Pour ma part, je me suis rendue compte que oui, je pouvais affirmer qu’Alessandro Baricco était mon auteur préféré en ayant lu peu de livres de lui, mais à partir du moment où j’ai eu le désir de lire toute sa bibliographie.

 T’es bien beau mon p’tit, mais t’es qui ?


Joli sourire, c’est gratuit !

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Mon rapport à… Victor Hugo : un écrivain français monumental.

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres, ai-je envie de dire. Non pas que tous les jours se ressemblent, mais disons qu’on vit tout de même une certaine ritournelle, mais qu’en ce jour la société est un peu.. Chamboulée, si je puis dire. Je vous évoque deux choses ne répondant absolument pas au titre de cet article – mais on parle de choses ou de personnes monumentales, alors autant les introduire ne serait-ce que brièvement dans cette introduction ! Premièrement, j’imagine que vous en avez entendu parler, mais c’est aujourd’hui même qu’est décédée Simone Veil, grande femme de notre société, qui a énormément apporté pour la condition féminine. Deuxièmement, migrons rapidement en Allemagne, puisqu’a enfin été établi la loi du mariage pour tous là-bas !  Sans que je le réalise pleinement, le 30 juin 2017 est un grand jour à mes yeux. Ces deux sujets méritent article à part entière, mais j’ai décidé de vous faire un article hommage sur le grand homme qu’était Victor Hugo.

Pourquoi aujourd’hui, spécialement ? Parce qu’en prime des deux événements marquants cités plus haut, le 30 juin célèbre deux éléments primordiaux dans la vie de ce grand écrivain français que nous connaissons tous. Les dates n’étant pas vraiment mon fort, et ne m’étant de toute manière jamais penchée à ce point sur ce qu’avait vécu Victor Hugo, c’est grâce à l’hommage rendu par le doodle de Google que j’ai appris – puis fais le mouton à ma façon – que le 30 juin 1850 se tenait son discours historique fait à l’Assemblée législative ; mais aussi que le 30 juin 1962 était publié Les Misérables.

Mon but n’étant pas de vous livrer une biographie de l’auteur, je vous renvoie sur ce diaporama créé par Google Arts & Culture, qui ma foi est fort sympatoche pour découvrir Hugo, notamment par le biais de monuments historiques. D’ailleurs, ce but, quel est-il ? J’ai presque envie de vous dire : je n’en ai pas la moindre idée. Le désir de faire cet article m’est venu subitement en voyant l’entête google, et comme je ne pense pas forcément chroniquer cet auteur sur le blog – plutôt… effrayant et colossal pour vous faire un article sur ses oeuvres -, je me dis que vous parler plus ou moins de mon rapport à cet auteur, des lectures que j’en ai fais peut-être une bonne manière de lui rendre hommage. Et comment débuter mieux qu’en entamant sur le…

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Victor Hugo, aussi dessinateur et peintre.

… 30 Juin. 


1850, en premier lieu, avec ce fameux discours historique. ( cf texte C ) où il dénonce la misère, les conditions de vie qui sont pour lui insupportables, espérant faire bouger quelque chose. Et douze ans plus tard, en réponse à cette dénonciation, paraît les Misérables. Le même jour à différentes années, pour amener une réponse à la même cause, faisant naître une oeuvre monumentale du domaine littéraire français. Désormais présente dans le cursus scolaire, bien qu’en version abrégée, ce roman est quand même un morceau à lire qui en effraie plus d’un.

Les Misérables.


Longtemps, je m’étais contentée de cette version abrégée que l’on doit lire en 4e. Ce n’était pas un moment où j’étais vraiment fana de lecture, du moins pas trop romans et encore moins classique. Cette image de romans flippants, durs à lire, etc. Et grâce à une rencontre, je me suis lancée le défi de lire l’intégral, il y a de ça environ deux ans maintenant. C’était mon challenge des grandes vacances : lire ces 1000 et quelques pages ! Et vous savez quoi ? J’ai compris pourquoi on appelé ce roman chef d’oeuvre. Au final, ma peur de lire cet ouvrage m’a juste fait repousser le moment de me plonger dedans, et m’a fait naître une grande appréhension lorsque je l’ai emprunté à la bibliothèque. Mais au final, je me suis prouvée que les classiques n’étaient pas non plus des oeuvres réservées à l’élite comme souvent on pourrait le laisser entendre, et qu’au final, elles sont étonnamment accessibles.
Cette oeuvre a été ma première rencontre avec Hugo, la première fois en découvrant une édition abrégée qui ne m’avait absolument pas marqué, pour au final franchir la porte des classiques en étalant la lecture de l’intégral sur un bon mois. Je suis tombée amoureuse de sa plume, de sa verve, de son engouement à défendre ses sujets. C’est une oeuvre tellement puissante qui nous fait passer par tant de sentiments, qui ne nous laisse pas indifférents. Et après l’avoir lu, j’ai regretté qu’au collège on nous force à lire une version abrégée qui détruit totalement l’ouvrage. ( le personnage de Grantaire est quand même supprimé quoi ! Coupant une des plus belles scènes de tout le roman, « Oreste à jeun et Pylade ivre », qui est un condensé entre le politique, le sentimental, les valeurs et la droiture de l’homme, incontestablement mon passage préféré des Misérables. ) Je comprends qu’on ne puisse faire lire l’intégral à cet âge là, mais on devrait en tout cas le conseiller, encourager à découvrir le texte entier puisqu’il est accessible, et qu’importe si on ne saisit pas toute la portée derrière, tant qu’on peut ressentir, tant qu’on ne reste pas insensibles aux histoires de ces personnages ! Si vous ne l’avez pas lu en intégral parce que c’est un pavé qui vous fait peur, je le comprends tout à fait, mais gardez ceci en tête : si j’ai réussis à le lire alors que j’étais réfractaire aux classiques à ce moment-là, et que mon goût pour la lecture était encore plutôt récent, alors vous êtes encore plus apte que moi à le lire, et peut-être à être emportés par ce roman. Et puis, n’oubliez pas, rien ne vous empêche de sauter des pages si des passages vous semblent longs : le lecteur est libre.

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Et depuis les Misérables, la découverte hugolienne ?


Ensuite est arrivée l’année de première, avec la fameuse histoire des TPE. Bien que ce fut un moment dont je rêvais de voir arriver la fin, c’est quand même grâce à cette fichue épreuve que je me suis lancée dans la lecture de deux drames romantiques – donc pièces de théâtre : Ruy Blas et Hernani. Bizarrement je n’en garde que très peu de souvenirs, les deux pièces se mêlant dans mon esprit. Assez complexes par leurs éventails de personnages, ce sont deux pièces vraiment plaisantes à lire, découvrant la dextérité d’Hugo dans un autre domaine que le roman. Peut-être connaissez vous le monologue de Ruy Blas, qui commence par « Bon appétit, messieurs ! » qui est vraiment géniallissime à lire, encore une fois plein de verve – un peu à la manière de ce cher Figaro de Beaumarchais -, plein d’ironie, de sarcasme, et toujours ces valeurs si chères à l’auteur. Et puis, justement, cette apostrophe aux hommes politiques n’est pas sans rappeler…

… L’homme qui Rit.


Il me semble que je vous l’ai déjà cité dans un TBTL, où je vous le recommandais vivement. Le rapport avec Ruy Blas ? La fameuse dimension politique, qui peut rebuter, mais qui est tellement impressionnante dans ce roman ! Que je vous explique. Moi et la politique, ça fait deux. C’est pas ma tasse de thé, mon dada, tous les exemples que vous souhaitez, bref, ça me dépasse même si je m’y intéresse de plus en plus. Alors pourquoi  l’avoir lu, je vous entends le dire ! Pour le personnage de Gwynplaine, ce personnage défiguré par un sourire de l’ange. Je ne m’étais pas plus penchée que ça sur l’intrigue, donc j’ai été un peu prise de court en voyant l’importance de la politique. Je vous recommande de sauter certaines pages, parce que se lire des suites de noms et de fonctions de la restauration (si je ne me trompe pas) anglaise n’est pas le plus intéressant. Mais cet aspect politique est empli de plaidoyers, et on ressent une grande humanité à travers eux, et j’ai encore plus aimé Gwynplaine suite à son apostrophe à la cours ; mais j’ai aussi encore plus aimé Victor Hugo parce qu’il faut quand même être un homme bon pour écrire ce genre de choses. Dénonciation avec justesse, l’Homme qui Rit s’est imposé comme mon oeuvre préférée de cet auteur, et je pense qu’il aura le droit à une relecture pour retrouver ces personnages qui m’ont tant donné.

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Victor Hugo au coeur de la poésie. 


Parce que oui, auteur multiple, il s’est établi dans tous les genres. Et il peut également s’imposer comme maître dans tous ! Pas très originale, je l’ai découvert dans la poésie grâce à son ouvrage phare, si je puis dire : Les Contemplations, en hommage à sa fille Léopoldine, morte noyée – tout comme son mari qui a quand même plongé de la barque pour mourir avec sa femme. La poésie n’est certes pas mon genre préféré, n’y étant pas extrêmement sensible, mais la beauté de ses poèmes valent vraiment le coup, et dans ce recueil, il y en a bien une poignée qui devrait vous faire frémir.

Et ensuite, avec quoi perdurer pour lire cet auteur ?


Trônent dans ma PAL ( que personnellement, je le ressasse, j’appelle tsundoku )l’autre monument hugolien : Notre Dame de Paris. Je repousse sans cesse sa lecture, j’attends qu’un jour en regardant mes bouquins pour choisir ma lecture suivante, j’attrape le premier tome avec fougue. Bon, ok, disons que ouiiii, il me flanque un peu la pétoche, comme pour les Mis’ au début. Attend également Claude Gueux, dont j’attends d’avoir un peu plus confiance en moi pour le lire – cette peur de « ne pas saisir ce qui est dit », m’voyez ? J’ai aussi un autre recueil de poésie, les Orientales, que je pense sortir sous peu, pour lire de temps à autre quelques poèmes en alternance avec un roman. Et bien que je ne l’ai pas encore, il me tarde de lire Lucrèce Borgia, dont j’avais vu un petit extrait dans un splendide spectacle ( Le Banquet Fabulateur, mis en scène par Catherine Marnas pour les curieux ! Une pure pépite qui regorge de références littéraires ! ) qui m’a vivement donné l’envie de découvrir cette histoire !

Même si dans le flot de sa création, je n’ai lu qu’une infime partie de ses écrits, Hugo s’est révélé comme un maître, autant par sa plume que par sa personne. Un homme inspirant, qui ne cesse d’attiser ma curiosité, et qui me pousse à toujours faire mieux. Et je me dis en clôturant cet article, que je pourrais vous faire – si ça vous intéresse – un rendez-vous où je vous parle de mon rapport à divers/es auteurs/trices !

Et vous, alors, quelles oeuvres d’Hugo vous ont fait vibrer ? En avez-vous une préférée ? Ou bien n’osez-vous pas vous lancer dans sa bibliographie, ou encore ne vous a-t-il tout simplement pas fait succomber ?


Dites moi tout sur votre rapport à cet auteur !